Alberto Contador Tinkof
Alberto Contador en plein effort | YUZURU SUNADA / BELGA MAG / BELGA/AFP

Contador : "S'il y a une opportunité..."

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Alberto Contador , cinquième du Tour de France avant d'aborder le dernier acte, en est réduit à espérer une opportunité dans les Alpes. Sur le parking surchauffé de son hôtel de Gap, devant une foule mêlant badauds et journalistes, le vainqueur du Giro a répondu aux questions, à côté de son coéquipier Peter Sagan et du milliardaire russe Oleg Tinkov, le patron de l'équipe. Tous trois vêtus d'un t-shirt jaune barré de l'inscription "ForzaIvan" pour l'Italien Ivan Basso, opéré durant la semaine d'un cancer aux testicules.

Dans quel état d'esprit attaquez-vous le dernier acte du Tour ?
Alberto Contador: "Mes jambes tournent mieux qu'à la première étape des Pyrénées, je me  sens bien en ce moment. On verra ce qui se passera, j'agirai en fonction de  plusieurs facteurs, la météo, les adversaires. C'est une course dure,  compliquée. Je peux vous assurer que je suis très motivé par cette dernière  semaine. Le Tour n'est pas fini."
   
Espérez-vous refaire le coup de Fuenta Dé, où vous aviez renversé la  situation dans la Vuelta 2012 ?
AC: "Les conditions sont très différentes. Mais, s'il y a une opportunité,  je la saisirai. Le peloton est fatigué et c'est dur de répéter une étape comme Fuenta Dé."
   
Est-ce le Tour le plus dur que vous ayez couru ?
AC: "Pour moi, celui de 2013 était encore plus compliqué (il avait terminé  4e, ndlr)."
   
Etes-vous prêt à jouer une place sur le podium ?
AC: "Mon objectif, dans ce Tour, était uniquement le maillot jaune. J'étais  venu pour gagner. Je ne serais pas heureux avec un podium."
   
L'équipe de Froome a publié certaines données le concernant. Qu'en  pensez-vous ?
AC: "Je n'ai aucun problème là-dessus. Certains calculs sont faits parfois  par des gens et on se rend compte qu'ils ne correspondent pas aux données des  SRM (capteurs de puissance). Sur ce sujet, il faut rester prudent et garder son calme."
   
Le doublé Giro-Tour est-il impossible ?
AC: "C'est très difficile à réaliser, on le savait. Dans le Giro, cette  année, l'équipe Astana était très forte, elle m'a menée la vie dure dès le  début. Au Tour, les coureurs s'étaient préparés de façon incroyable."

AFP