Jean-René Bernaudeau, d'Europcar à Direct Energie
Jean-René Bernaudeau, d'Europcar à Direct Energie | JOEL SAGET / AFP

Bernaudeau: "on était les seuls à rouler"

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Jean-René Bernaudeau regrettait, à l'arrivée à Saint-Etienne, que l'attaque initiée par deux de ses hommes Pierrig Quemeneur et Cyril Gautier, déjà à l'avant la veille, ait été réduite à néant par la timidité d'autres équipes à prendre leurs responsabilités. Mais le manager d'Europcar salue le comportement de ses coureurs.

"Gautier est en pleine forme. Il a voulu encore une fois partir. C'était tout ou rien. Quand ça marche on dit que c'était génial, quand on se fait rattrapé on  dit que c'était risqué. On a tenté le coup. Et quand on part on pense toujours que ça peut finir par une victoire. On aurait aimé être accompagné par des équipes qui ne peuvent pas gagner au sprint. Beaucoup trop d'équipes attendent. Nous, on attaque. On est content malgré tout.  Car on entretient la réputation de l'équipe qui est d'ouvrir les hostilités pour secouer le peloton, donner du mouvement à la course, et bien sûr pour qu'il y ait une réussite au bout. 

Quand on est dans un final, où il y a peu de chances de gagner dans l'emballage avec les sprinteurs qui sont encore présent, la seule solution c'est l'attaque. C'est nécessaire pour avoir une occasion mais pour cela il faut tenter. Là, encore une fois, on était les seuls à rouler. Mais la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi les autres équipes ne jouent pas la carte de l'attaque alors qu'elles n'ont aucune chance au sprint. Si on avait  eu une autre équipe avec nous, on pouvait jouer notre chance face au peloton. 

Christian Grégoire