Démare portrait TDF 2015
Arnaud Démare (FDJ) | Mathilde L'Azou

Au moins, Arnaud Démare est passé entre les gouttes

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La seule éclaircie du jour à la FDJ, c’est la journée sans histoire d’Arnaud Démare. Pas de chute ni de bordure et un beau sprint à l’arrivée. 7e de la 5e étape entre Arras et Amiens, l’ancien champion de France retrouve des sensations.

La morosité n’est pas une fatalité. Toujours regarder vers l’avant et rebondir. Après trois jours décapant où les espoirs de Thibaut Pinot ont pris du plomb dans l’aile, l’heure était à la remobilisation. « Depuis hier on a discuté. On était déçus mais il ne faut pas baisser les bras non plus, raconte le sprinteur de la FDJ Arnaud Démare. L’année dernière c’était tout rose, tout le monde était content de ce qu’on faisait. Ça nous souriait. Cette année on a moins de réussite et on se fait un peu taper dessus. » Piqué par les critiques, il a voulu répondre. En solitaire. Pendant que Pinot mangeait encore des chutes et tapait dans sa caisse pour rentrer au chaud sans nouvelle perte de temps, Démare avait son fief en tête. Amiens, c’est chez lui. Un avantage qu’il a essayé d’exploiter au mieux. « Je connaissais l’arrivée. Je savais qu’il y avait un petit faux plat où les coureurs allaient buter, avouait-il après l’arrivée, encore essoufflé par son violent effort. Après sur sa ligne c’est allé très vite. »

"Je sens que ça peut le faire"

Sans l’aide d’un équipier, Démare a fait beaucoup d’efforts pour se placer au mieux. Il l’a surement payé dans les 200 derniers mètres. « Je suis passé à travers les chutes, ça aide. Sur le sprint, j’y ai cru à un moment donné. On n’a pas trop le temps de voir les panneaux alors je me suis dit qu’il ne fallait pas se poser de question et y aller, indique Démare. J’ai peut-être lancé un peu tôt. J’aurai peut-être dû rester plus longtemps dans la roue de Kristoff mais c’est remonté très vite derrière… » Et André Greipel a filé vers sa deuxième victoire sur ce Tour de France. 7e et premier français, Démare veut y voir le début d’un nouveau souffle pour lui et pourquoi pas pour l’équipe. « Je sens que ça peut le faire, assure-t-il. J’ai réussi à trouver le feeling aujourd’hui. Je suis satisfait car les jambes sont là. » Il n’y a plus qu’à faire tourner la roue de la chance dans le bon sens. « Avec tous les pépins qu’il y a eu, quand on voit toutes les gamelles, c’était encore une sacrée journée. J’espère seulement que les journées glissades et patins à glace ça va être fini. » A la FDJ tout le monde adhère à cette idée.