Andy Schleck repart de zéro

Andy Schleck repart de zéro

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Sacré il y a quatre ans, Andy Schleck (29 ans) entame ce samedi le Tour de France en tant que simple équipier. Sans se fixer d’objectifs impossibles, le Luxembourgeois croit qu’il est capable de remonter la pente et espère profiter du Tour 2014 pour le prouver.

N’allez pas demander à Andy Schleck s’il a du mal à accepter son nouveau statut. Le vainqueur du Tour 2010 (il avait alors profité du déclassement d’Alberto Contador) aime rappeler qu’il n’a pas toujours été un leader, que son rôle d’équipier lui tient à cœur et qu’il cherchera d’abord,  à soutenir son frère, Franck, et l’Espagnol Haimar Zubeldia en montagne. "C’est mon objectif premier, assure-t-il. On verra jusqu’où je pourrai les aider. Après, il peut aussi y avoir la possibilité de décrocher une victoire d’étape".

Le Luxembourgeois n’en demeure pas moins l’une des plus grandes déceptions de ces dernières saisons, car sa victoire en 2010, qui avait fait suite à trois maillots blanc consécutifs de meilleur jeune, avait été confirmée par une deuxième place au général l’année suivante. Comme des promesses jamais tenues d’une sérieuse domination sur la Grande Boucle et sur le cyclisme mondial.

"Un bon Tour de France, une première étape pour les années à venir"

Plombé par les blessures (fracture du bassin lors du Dauphiné 2012), Schleck a passé "deux dernières années difficiles". Son manager général, Luca Guercilena, ne se fait donc pas d’illusion sur le Tour 2014, qui démarre ce samedi à Leeds : "Il n’aura pas d’objectif personnel, et c’est sans surprise que nous l’avons aligné en tant que soutien de son frère et d’Haimar". Sa formation aurait-elle pu se passer du grimpeur ? "Les coureurs de sa stature doivent être alignés sur les courses qui les ont révélé", répond-il. Même s’ils n’ont aujourd’hui presque plus aucune chance d’y briller. "Je reste réalise, je ne vise pas le podium", confirme l’intéressé. 

"Mon objectif, ces prochaines années, est de retrouver la forme que j’avais il y a deux ou trois ans, assure Schleck. Peut-être que certains d’entre vous (les journalistes), pensent que je ne suis plus un bon coureur. Moi, je crois que si. Sinon, je ne serais pas dans l’équipe pour le Tour de France". Il reconnaît sans rechigner qu’il sera très difficile de revenir à son meilleur niveau, mais il se dit prêt à relever le challenge. Même si "la route sera dure et longue".

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer