Andrew Talansky
Andrew Talansky a passé la ligne juste devant la voiture-balai | LIONEL BONAVENTURE / AFP

Andrew Talansky, la victoire du courage

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Au bord de l’abandon à 50 kilomètres de l’arrivée à Oyonnax, Andrew Talansky a passé la ligne en dernière position, à plus d’une demi-heure du peloton. Malgré de vives douleurs au dos, l’Américain est resté dans les délais.

Vainqueur surprise du Critérium du Dauphiné au début du mois de juin, Andrew Talansky aurait pu venir menacer Vincenzo Nibali à la tête du classement général. Mais depuis sa lourde chute dans le final de la septième étape, à Nancy, l’Américain n’était plus que l’ombre de lui-même.

Arrivé avec plus d’une demi-heure de retard ce mercredi, le leader de l’équipe Garmin-Sharp a sombré au général (44e à 47’09)… mais n’a probablement jamais fait l’objet d’une telle admiration. Arrêté au bord de la route alors qu’il avait complètement lâché prise, tiraillé par des douleurs au dos et au genou, Talansky a réussi à repartir, en larmes, pour terminer l’étape sous les ovations du public rhônalpin.

"J'ai mal au dos, mais je voulais quand même terminer pour mon équipe, a réagi le coureur américain, qui peut faire une croix sur ses ambitions pour la suite de la course. J'ai continué pour mon équipe, pour mes copains. On m'a fait confiance pour ce Tour, je ne voulais pas arrêter après tout ce qu'ils ont fait pour moi."