Samuel Dumoulin
Samuel Dumoulin avait modifié sa préparation en vue du Tour de France : ça s'est avéré payant | Alexandre MARCHI/PHOTOPQR/L''EST REPUBLICAIN

Samuel Dumoulin : "Je ne pensais pas être à ce niveau"

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A Oyonnax, dans sa région natale, Samuel Dumoulin a décroché son deuxième Top 10 du Tour de France 2014 : 3e à Reims, il a cette fois-ci arraché une jolie 8e place en passant avec brio les dernières difficultés du jour. Le sprinteur de poche d’AG2R-La Mondiale s'est également félicité de la "grosse éclosion" de son ami Tony Gallopin, victorieux ce mercredi.

- Comment avez-vous vécu cette onzième étape?
Samuel Dumoulin: "Comme une classique, il fallait être bien placé et avoir de bonnes jambes. C’était un rythme vraiment très soutenu, toute l’étape sur des mauvais revêtements. Avec les premières chaleurs, c’était très exigeant. "

- Il y avait moyen de faire encore mieux qu'une huitième place? 
S.D.: "Oui, assez facilement. Je me suis retrouvé dans la roue de Romain (Bardet) qui m’a replacé en cinquième position. Or, je ne dois pas sprinter de cette manière, il faut plutôt que je prenne l’aspiration des gros sprinteurs comme Degenkolb ou Trentin. Quand ils ont débouché, je n’avais pas de vitesse. En plus, j’étais bloqué contre les barrières. J’avais un Top 5 dans les jambes, c’est dommage de faire autant d’efforts pour une huitième place."

- Vous avez pourtant bien passé les dernières bosses...
S.D.: "C’est un peu paradoxal c’est vrai, car je ne pensais pas être à ce niveau. Quand l’équipe Garmin a mis en route dans la première côte ça a fait très mal. Heureusement je la connaissais, ça m’a servi. Tous mes copains m’ont aidé, ils m’ont bien remonté. Ils m’ont forcé à croire en moi, je les en remercie. Ça reste une belle étape."

- C'est votre deuxième bonne place sur le Tour, une troisième dès demain?
S.D.: "J’ai des bonnes sensations, je m’étais bien préparé pour ce Tour en faisant des choix différents, sans passer par le Dauphiné ou le Tour de Suisse. Ça s’avère payant : j’ai de la fraîcheur, j’ai bien géré les Vosges. J’espère remettre ça dès demain, car je suis Rhônalpin avant tout. C’est là où j’ai appris à faire du vélo. Je serai très motivé, j’espère que je pourrai encore faire la course à l’avant."

- Que vous inspire la victoire de Gallopin?
S.D.: Je n’ai pas vu son démarrage, j’étais à fond dans les roues et je ne voyais pas l’avant de la course, c’était très tendu... Depuis un an, c’est la grosse éclosion de Tony. Il marchait très fort depuis le début du Tour avec ses places et son maillot jaune. Là, il gagne une magnifique victoire, comme il sait le faire. C’est un très bon copain à moi, je suis content pour lui et pour Marion (Rousse)."

- Peut-il devenir un leader sur un grand tour?
S.D.: "Ça va être difficile. Il peut gagner des courses d’une semaine, mais sur un grand tour, il est quand même limité en haute montagne. C’est un domaine de spécialistes. Par contre, je le vois bien gagner une course comme Paris-Nice."

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