Jean-Christophe Péraud (AG2R La Mondiale)
Jean-Christophe Péraud (AG2R La Mondiale) | AFP

AG2R poursuit son petit bonhomme de chemin

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Malgré un début de Tour de France mitigé, l’équipe AG2R reste plutôt bien placée. Jean-Christophe Péraud pointe à la 19e place du général, à 2’19 du leader, et l’autre leader Romain Bardet se trouve 21e à 3’6’’. Même Alexis Vuillermoz reste dans le top 30 (28e, à 5’58’’), ce qui n’est pas pour déplaire au manageur, Vincent Lavenu.

« Pour le moment, on touche du bois », souffle le patron d’AG2R-La Mondiale. Il faut dire que même si il y a eu quelques frayeurs, ses neuf coureurs sont à peu près passés entre les gouttes. Cela n’est pas le cas de tout le monde, à commencer par l’équipe Cofidis, qui a perdu Nacer Bouhanni. « Notre but, reste de protéger nos leaders jusqu’à l’approche de la montagne », déclare un Vincent Lavenu relativement serein. « Jusqu’à présent, on ne s’en sort pas trop mal. On va continuer à organiser l’équipe dans ce but », indique-t-il. Ses leaders, Jeanc-Christophe Péraud et Romain Bardet sont plutôt du même avis après être sortis la veille dans les temps du maillot jaune.

Le travail effectué par la meilleure équipe de l’édition 2014 porte ses fruits, petit à petit, ce qui permet de rester optimiste pour la suite. « L’objectif reste le même, c'est-à-dire d’avoir un coureur dans les cinq premiers, et un deuxième dans les dix », affirme Vincent Lavenu. « C’est aussi possible pour la victoire d’équipe, et pourquoi pas pour une victoire d’étape. Et tout est encore faisable, on a déjà fait une bonne troisième place », note-t-il en référence à la troisième étape lors de laquelle Alexis Vuillermoz s’est illustré. Mais pour ce dernier, ce Tour est « usant physiquement et mentalement ». Son coéquipier Mikaël Cherel confirme la tension qui règne au sein du peloton. « Cela demande énormément de concentration, c’est beaucoup de stress. On est passé au travers des chutes, on pouvait tout perdre, on le savait », a expliqué Cherel, qui attend comme la plupart de ses partenaires, les Pyrénées avec impatience.

Romain Bonte