Jean-Christophe Péraud, AG2R
Le coureur français Jean-Christophe Péraud | DE WAELE TIM / TDWSPORT SARL / DPPI MEDIA

AG2R: Péraud ne "pensait pas être à ce niveau"

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Sixième du Tour de France à l'abord des Pyrénées, Jean-Christophe Péraud avoue qu'il ne s'attendait pas "être à ce niveau-là", à jouer le podium final. Dans l'hôtel où son équipe AG2R La Mondiale a passé la journée de repos, dans la banlieue de Carcassonne, l'ingénieur venu sur le tard au professionnalisme s'est livré au jeu des questions-réponses avec les médias.

Quelle étape du triptyque des Pyrénées préférez-vous ?
Jean-Christophe Péraud: "La quatrième (sourire), le contre-la-montre."
   
Connaissez-vous les cols à franchir ?
JCP:
"Non, pas tous. Je n'ai jamais fait Hautacam, par manque de temps. On a  une saison bien remplie et je suis aussi père de famille. C'est un petit  regret. Je ne pensais pas être à ce niveau-là."

"L'objectif, c'était la 5e place"​   

A quelle place pensiez-vous être ?
JCP:
"Je pensais qu'il y en aurait deux de plus (Froome et Contador) devant  moi."
   
Quel serait un classement satisfaisant pour vous à Paris ?
JCP:
"L'objectif, c'était la cinquième place. Maintenant, il y a peut-être la  place pour faire mieux."
   
Est-il possible de poursuivre jusqu'au bout plusieurs objectifs au sein  de l'équipe (podium, maillot blanc, classement par équipes) ?
JCP:
"Cela fait beaucoup mais ça peut fonctionner. Si le bateau commence à  chavirer, il faudra faire les bons choix."
   
Rêvez-vous du podium à Paris ?
JCP:
"Non. Quand on rêve, on finit par perdre."

"Bardet est un équipier comme un autre"   

Mais si vous y parvenez...
JCP:
"Cela fera une belle ligne à mon palmarès. Je n'y réfléchis pas. Je  m'applique à faire ce que je sais faire."
   
Aimeriez-vous que les positions restent en l'état jusqu'au  contre-la-montre ?
JCP:
"Si les choses restent figées, ça peut être à mon avantage."
   
On a vu attaquer l'équipe AG2R La Mondiale dans la descente de l'Izoard.  Le scénario se reproduira-t-il mardi dans la descente vers Luchon ?
JCP:
"C'est un secret de Polichinelle que, si ça se présente, on fera la  descente. Mais il faudra d'abord être sur le vélo, pas avec une clavicule en  moins."
   
Pour appuyer sur le point faible de Thibaut Pinot ?
JCP:
"Thibaut est un adversaire comme un autre. Je l'aime bien mais ce n'est  pas parce qu'il est Français qu'on va lui offrir une place sur le podium.  Lui-même ne laissera pas partir Romain (Bardet) parce que c'est un Français."
   
Comment définiriez-vous votre relation avec Romain Bardet ?
JCP:
"La même qu'avec les autres coureurs de l'équipe. Nous sommes deux équipiers. La différence d'âge simplifie beaucoup les choses. Si Thibaut et  Romain étaient dans la même équipe, ce serait plus compliqué."

AFP