Sprint Zélande
Le sprint de Zélande lors de la deuxième étape remporté par André Greipel | AFP - DE WAELE TIM

Abbeville-Le Havre : Les sprinteurs devraient encore se régaler

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Comme mercredi, l'étape de jeudi, la sixième de ce Tour, devrait faire la part belle aux sprinteurs. Longue de 191,5 kilomètres entre Abbeville et Le Havre, elle ne devrait pas réserver trop de surprises. A moins que des baroudeurs qui attendent leur heure depuis le départ d'Utrecht ne profitent d'un profil un peu plus vallonné que la veille.

Le parcours

Entre Arras et Amiens, la tâche du peloton n'a pas été si facile, la faute aux conditions climatiques. Pourtant le relief était encore plus plat que celui de cette sixième étape. Mercredi, il n'y avait pas un seul point à prendre pour le classement du meilleur grimpeur. Ce jeudi, les grimpeurs qui ont des fourmis dans les jambes pourront se tester sur les trois cotes qu'il y aura au programme. Des petites cotes de 4e catégorie, dont une, celle du Tilleul, à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée qui offrira une ultime possibilité aux baroudeurs de s'offrir une étape qui semble promise aux sprinteurs.

Le profil de la sixième étape entre Abbeville et Le Havre
Le profil de la sixième étape entre Abbeville et Le Havre

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Le coureur à suivre : Peter Sagan

Peter Sagan (à gauche) à côté de son leader Alberto Contador (Tinkoff-Saxo)
Peter Sagan (à gauche) à côté de son leader Alberto Contador (Tinkoff-Saxo)

Pendant quatre étapes, Peter Sagan a vu André Greipel se tailler la part du lion. Maillot vert, victoire d'étape à Zélande et Arras, l'Allemand a rentabilisé la moindre éclaircie pour les sprinteurs. Au Havre, sur le port, le Slovaque veut sa revanche. Il a trop tourné autour de la boite pour ne pas y monter. Deuxième à Zélande et à Arras, derrière son rival, troisième à Cambrai derrière Martin et Degenkolb, le coéquipier d'Alberto Contador avait travaillé lors des bordures de la deuxième étape, avant de le protéger son leader sur les pavés. En Normandie, la Tinkoff-Saxo va enfin pouvoir jouer la carte du Slovaque. A 25 ans, celui qui porte le maillot blanc du meilleur jeune court toujours après sa première victoire sur le Tour cette année, sa cinquième en quatre participations. Il mettrait fin à une drôle de disette puisque la dernière fois qu'il a levé les bras sur la route de la Grande Boucle remonte au 5 juillet 2013 à Albi. Un long désert parsemé d'oasis verts car il est triple tenant du titre de meilleur sprinteur sur le Tour.

L'expression du jour : faire la soudure

On a beaucoup parlé de bordures en ce début de Tour de France. Avec ça, les chutes et les pavés, les coureurs ont eu leurs lots de galère. Demandez à la FDJ et Thibaut Pinot. Depuis le contre-la-montre inaugural à Utrecht - et avant l'arrivée à Amiens mercredi soir - , aucune étape ne s'était terminée par un sprint massif. Depuis dimanche, il y avait toujours eu des groupes lâchés qui n'avaient pas réussi à revenir sur le groupe de tête. Ils n'ont pas réussi à faire la soudure.