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Thomas Voeckler place une attaque | AFP

9e étape: la porte ouverte aux baroudeurs

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Découvrez en quatre points les caractéristiques de la neuvième étape du Tour de France, reliant Gérardmer à Mulhouse sur 170 kilomètres. Dans cette étape vallonnée, un baroudeur pourrait tirer son épingle du jeu. Et si c'était Thomas Voeckler ?

Le parcours: six ascensions

Après trois kilomètres de plat, le peloton entre dans le vif du sujet de cette étape relativement courte comme la veille, mais vallonnée sur au moins 130 kilomètres. Pas moins de six ascensions répertoriées dont une, classée en première catégorie. Un passage dans les vignobles pourrait par ailleurs être déterminant si d'aventure cette journée devait être ventée…

Le coureur à suivre: Voeckler connaît bien le coin

Natif de Shiltigheim, à une centaine de kilomètres de là, Thomas Voeckler se verrait bien partir en solitaire au cœur des forêts vosgiennes. Après ses quelques offensives, notamment lors de la 4e étape et dans le final à Nancy vendredi, le coureur de la formation Europcar aimerait désormais passer à la vitesse supérieure. Lui qui se décrit comme un "moteur diesel" a forcément coché une ou deux étapes sur cette édition 2014, et celle-ci se prête parfaitement à ses qualités de coureur complet. Le protégé de Jean-René Bernaudeau qui s'était fracturé la clavicule en début de saison, donnerait cher pour une cinquième victoire d'étape sur la Grande Boucle.

Le chiffre: 1

Premier col de première catégorie de ce Tour de France, le Markstein pourrait faire quelques dégâts dans le peloton. Avec ses 10,8 kilomètres de montée à 5.4%, ce col est long et usant pour les organismes, d'autant que les derniers kilomètres avoisinent parfois les 9% de dénivelé… Pour Bernard Thévenet, lauréat des éditions 1975 et 1977, ce type d'ascension "peut faire autant de dégâts que des cols alpins ou pyrénéens". Méfiance donc.

L'histoire: une histoire de famille

Cette neuvième étape s'achèvera donc à Mulhouse pour la 16e fois dans l'histoire de la Grande Boucle. Et c'est dans cette ville alsacienne, lors de la première étape de l'édition 1926, que le coureur belge Jules Buysse avait endossé le maillot jaune de leader. L'anecdote ne serait pas croustillante, si son frère, Lucien Buysse, n'avait pas remporté quelques jours plus tard ce Tour de France 1926.

Romain Bonte