Arnaud Démare et Marcel Kittel
Arnaud Démare, à gauche, est pour l'instant incapable de rivaliser avec Marcel Kittel | David Stockman / BELGA MAG / BELGA/AFP

6e étape : Le Tour repasse le plat

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Découvrez en quatre points les caractéristiques de la sixième étape du Tour de France qui partira de la ville d’Arras pour rejoindre Reims. Une nouvelle étape pour les sprinteurs désireux de s’offrir le scalp de Marcel Kittel, déjà vainqueur de trois équipes.

Le parcours : la plaine et deux petites côtes

Aucune difficulté à prévoir sur cette étape longue de 194 km qui empruntera les routes du Pas-de-Calais, de la Somme, de l’Aisne et de la Marne. Les plus rapides devraient s’en donner à cœur joie avec en fer de lance le meilleur sprinteur du monde, Marcel Kittel. Vainqueur de trois étapes, depuis samedi, l’Allemand au physique imposant va trouver un terrain à sa convenance à Reims avec une longue ligne droite finale. A priori, les échappées auront du mal à résister au peloton d’autant qu’il n’y a que deux côtes à escalader, celle de Coucy-le-Château-Auffrique puis celle de Roucy. Le peloton visitera le Chemin des Dames, haut lieu de la guerre de 1914-1918.

Le coureur à suivre : Arnaud Démare

Le coureur de la FDJ, redoutable sprinteur, semble monter en puissance sur cette Grande Boucle. Seulement 61e lors de la première étape remportée par Marcel Kittel (Gia), le Picard a terminé 3e de la 5e étape disputée mardi entre Ypres et Arenberg, derrière le maître allemand et le Norvégien Kristoff (Kat). Il ne lui manque pas grand-chose pour en claquer une. Pourquoi pas aux abords de l’une des plus célèbres cathédrales du monde ? Avec son coéquipier (absent) Nacer Bouhanni et Bryan Coquard (Europcar), Démare incarne parfaitement la relève tricolore du sprint. Alors, Champagne ?

Le chiffre : 9

Reims a été 8 fois ville étape du Tour depuis 1947. La cité rémoise a également été 7 autres fois ville-départ de la Grande Boucle depuis l’après-guerre. Sans compter le grand départ de 1956, année où le Français Roger Walkowiak avait triomphé à Paris devant Charly Gaul. C’est le meilleur sprinteur français de tous les temps, André Darrigade, qui avait remporté cette première étape entre Reims et Liège, en Belgique.

L’histoire : la bagarre qui profite à Castaing

La 6e étape du Tour de France 1985, longue de 221,5 km, reliait Roubaix à Reims. A l’arrivée, un sprint mouvementé s’enclenchait entre les deux ténors des années 80, Sean Kelly (Skil-Sem) et Eric Vanderaerden (Panasonic). A la lutte loin devant la concurrence, les deux hommes se battaient pour la victoire mais au sens propre du terme, en s’échangeant quelques coups de poings. Le Belge l’emportait finalement devant l’Irlandais mais les deux coureurs étaient finalement déclassés ensuite et c’est le Français de l’équipe Peugeot, Francis Castaing, 3e sur la ligne, qui montait sur le podium. La seule victoire d’étape pour l’ancien coéquipier de Pascal Simon et Gilbert Duclos-Lassalle.

Grégory Jouin @GregoryJouin