Sprint massif à Lille ?
. | LIONEL BONAVENTURE / AFP

4e étape : retour en France

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Découvrez en quatre points ce qui caractérise cette troisième étape du Tour de France 2014, qui partira du Touquet pour rejoindre Villeneuve d’Ascq et la métropole lilloise, avec une ligne d'arrivée placée à deux pas du Stade Pierre Mauroy.

Le parcours : un passage en Belgique

Après trois jours en Grande Bretagne, les 196 coureurs du peloton retrouvent les routes françaises sur cette 4e étape. 163,5 kilomètres à disputer entre Le Touquet-Paris-Plage et Villeneuve d’Ascq Lille Métropole. Deux petites côtes de 4e catégorie égayeront un parcours assez plat. Surtout, les coureurs visiteront leur troisième pays en quatre jours avec un passage bref du côté de la Belgique. Les coureurs repasseront en France puis longeront la frontière jusqu’à Armentières, là où la carrière de Laurent Jalabert aurait bien pu s’achever, avant de redescendre sur Lille pour, sans doute, un sprint massif au pied du Stade Pierre-Mauroy.

Le coureur à suivre : André Greipel

Deux sprints massifs et le sprinteur allemand n’a toujours pas levé les bras. Gêné par la chute de Mark Cavendish le premier jour, le sprinteur de la Lotto-Belisol a buté sur les pentes abruptes de la deuxième étape. Vainqueur 12 fois cette saison, Greipel est sans doute le deuxième sprinteur du plateau derrière Marcel Kittel. Néanmoins pas de panique, le natif de Rostock, comme un certain Jan Ullrich, est habitué à gagner « tard » sur le Tour. La 6e étape en 2013, la 4e en 2012 et même la 10e en 2011 pour sa première participation. Vous l’aurez compris, André Greipel n’est jamais reparti bredouille de la Grande Boucle. A bon entendeur…

Le chiffre : 32

32 ans, il y a 32 ans que Lille n’avait plus accueilli l’arrivée d’une étape en ligne sur le Tour de France. C’était donc en 1982 et à l’époque Jan Raas avait faussé compagnie au peloton sur la 6e étape du Tour de France tracé entre Lille et… Lille ! Les organisateurs du Tour avaient choisi de placer des pavés (16,7 kilomètres) sur le parcours. Jan Raas, vainqueur de Paris-Roubaix la même année, ne se fait pas prier pour rappeler qu’il est bel et bien le maître des pavés en 1982.

L’histoire : Boardman supersonique

En 1994, soit il y a vingt ans, Lille avait aussi accueilli le Grand Départ du Tour de France. Le moment choisi par Chris Boardman pour s’installer dans le livre d’histoire du Tour de France. Le Britannique, spécialiste du prologue (3 fois vainqueur sur le Tour en 1994, 1997 et 1998), achève les 7,2 kilomètres à une vitesse moyenne de 55,152 km/heure. Supersonique.
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