Fabian Cancellara en 2010 sur les pavés
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5e étape: Un mini Paris-Roubaix !

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Découvrez en quatre points ce qui caractérise cette cinquième étape du Tour de France 2014, qui partira d'Ypres pour rejoindre Arenberg-Porte du Hainaut. Premier rendez-vous crucial pour les favoris sur les pavés du Nord.

Le parcours : ça va secouer !

Depuis la présentation du Tour en octobre dernier, l’étape des pavés aura fait couler beaucoup d’encre. Tous les favoris, sans exception, sont allés reconnaître les neuf secteurs pavés disséminés sur les 70 derniers kilomètres de l’étape. Le Carrefour de l’Arbre, Mons-en-Pévèle ou encore Orchies, autant de noms qui résonnent à l’oreille des amateurs de Paris-Roubaix et que les favoris du Tour de France vont devoir appréhender. Premier grand moment du Tour de France à n’en pas douter. La formule est usée mais elle est tellement vrai : on ne gagnera pas le Tour sur cette 5e étape mais on peut le perdre.

Le coureur à suivre : Fabian Cancellara

Il avait plané sur les flandriennes en avril. Vainqueur sur le Tour des Flandres mais battu par Nicki Terpstra, malgré sa force, à Roubaix, Fabian Cancellara est sans nul doute le meilleur coureur du peloton du Tour de France sur les pavés. « Débarrassé » d’Andy Schleck, « Spartacus » devrait pouvoir jouer sa carte personnelle au contraire de 2010 où il s’était fatigué à protéger son leader luxembourgeois, laissant la victoire finale à Thor Hushovd. Il y a fort à parier que Cancellara ne laissera personne lui voler la vedette cette année.

Le chiffre : 15,4​

15,4 kilomètres, ce sont 15,4 kilomètres de pavés qui font si peur aux cadors du peloton. Le plus long secteur pavé sera celui de Wandignies-Hamage, 3,7 kilomètres. Au sortir, il ne restera plus qu’une quinzaine de bornes à parcourir. Car c’est là, l’astuce des organisateurs. Les 86 premiers kilomètres de l’étape seront dénués de toute difficulté. Tout au contraire, les 70 derniers verront les secteurs s’enchaîner. Tension et spectacle garantis.

L’histoire : Frank Schleck y a laissé sa clavicule

Au surlendemain de l’abandon d’Andy Schleck, son grand frère, Frank, se rappellera sans doute qu’en 2010, il avait subi une triple fracture de clavicule sur les pavés du Nord de la France. L’abandon d’un candidat à la victoire finale avait alors soulevé un débat sur la présence des pavés sur la route du Tour. Nul doute que le scénario se répètera cette année si une telle mésaventure devait arriver.

Vidéo : la crainte des coureurs pour les pavés