André Greipel victoire TDF 2015
André Greipel (Lotto-Soudal) | JEFF PACHOUD / AFP

La dernière étape pour Greipel, le sacre pour Froome

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La dernière étape du Tour 2015, une étape de parade sans enjeu sportif, a débuté de Sèvres sous la pluie et s’est terminée sur des Champs-Elysées ensoleillés. Après une entame de course tranquille, les choses sérieuses ont commencé sur le circuit final et c’est André Greipel qui, pour la 4e fois, s’est imposé au sprint devant Bryan Coquard (Europcar) et Alexander Kristoff (Katusha). Au classement général, Christopher Froome (Sky) est, lui, sacré vainqueur de ce Tour 2015, devant Nairo Quintana (Movistar) et Alejandro Valverde (Movistar).

La parade du peloton

Pour l’ultime étape du Tour 2015, un tracé plat de 109,5 km entre Sèvres et les Champs-Elysées, le soleil était aux abonnés absents. C’était sous la pluie et des températures dignes d’un mois d’octobre que les 160 coureurs encore en lice prenaient le départ. Pour ce dernier jour, comme le veut la tradition, le peloton quittait Sèvres sur un rythme de balade, permettant aux coureurs de parler entre eux, de « debriefer » tranquillement ces trois dernières semaines et de trinquer, coupe de champagne à la main, pour certains.

Cette décontraction était logique puisque l’étape était sans enjeu. Christopher Froome (Sky), arborant un vélo jaune pour l’occasion, avait victoire gagnée avec 1’12’’ d’avance sur Nairo Quintana (Movistar) et 5’25’’ sur Alejandro Valverde (Movistar).

Les maillots distinctifs étaient tous attribués : meilleur grimpeur pour Froome, meilleur jeune pour Quintana et meilleur sprinteur pour Peter Sagan (Tinkoff-Saxo). Vainqueur à Saint-Jean-de-Maurienne, Romain Bardet (AG2R-La Mondiale) héritait, lui, du titre de Super Combatif.

Sur les bords de la route, le public était nombreux à braver les conditions pour venir applaudir le peloton. Froome était hué à un moment, rappelant malheureusement que ce Tour 2015 a été le théâtre d’une polémique sur les performances du leader de la Sky. Ces manifestations de haine, le Britannique confiait, ce dimanche, dans les colonnes de L’Equipe ne pas les comprendre : « Je ne pensais pas que je serais accueilli avec tant de négativité ».

Alors que la pluie continuait d’accompagner le peloton, Thierry Gouvenou, directeur de la course, prenait la décision d’arrêter les chronos dès le premier passage sur les Champs-Eysées, soit au km 41. Quelques heures plus tôt, la course féminine, remportée par  la Néerlandaise Anaa Van Der Breggen, avait été un véritable festival de chutes collectives sur les pavés détrempés.

Attaque !

Heureusement pour le peloton, il faisait son entrée sur le circuit final sous la grisaille mais sans la pluie. La chaussée était toutefois encore humide et plusieurs coureurs étaient victimes de crevaisons dès le premier tour. A l’image de Roman Kreuziger ou encore Jan Bakelants.  Pour le spectacle, il fallait attendre le 3e tour pour assister à la première attaque signée Andriy Grivko (Astana). Celle-ci était toutefois un peu timide. Dans la foulée, Sylvain Chavanel (IAM) tentait sa chance et le peloton commençait à s’étirer. Finalement, une échappée de trois coureurs se formait : Kenneth Van Bilsen (Cofidis), Pierre-Luc Périchon (Bretagne-Séché Environnement) et Nelson Oliveira (Lampre). A l’arrière, la formation Lotto-Soudal roulait.

Comme on pouvait s’y attendre, les équipes de sprinteurs contrôlaient et l’écart entre le peloton et les 3 fuyards du jour stagnait à une trentaine de secondes. A l’entame de l’avant-dernier tour, l’avance des échappés commençait à fondre. A 11 km de l’arrivée, Rohan Dennis (BMC) rejoignait le trio de tête. Le soleil faisait une petite apparition pour le dernier tour tandis que le quatuor de tête explosait sous l’impulsion de Van Bilsen. Mais l’inévitable jonction s’effectuait à 5 km de l’arrivée.  Les formations de sprinteurs se mettaient en place et, pour la 4e fois de ce Tour, André Greipel matait la concurrence avec le panache qu'on lui connaît désormais si bien. Sur la ligne, il devançait Bryan Coquard (Europcar) et Alexander Kristoff (Katusha).

Isabelle Trancoën