Mark Cavendish (Tour de France 2015)
Mark Cavendish est le dernier sprinteur victorieux sur ce Tour | YORICK JANSENS / BELGA MAG / BELGA/AFP

15e étape - Mende-Valence: Le retour des sprinteurs ?

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Après une semaine complètement folle et trois jours dans les Pyrénées et deux dans le Massif Central, les sprinteurs vont-ils retrouver la lumière sur la 15e étape entre Mende et Valence ? C'est en tout cas ce que souhaitent Greipel, Cavendish, Degenkolb et consorts avant de retrouver la montagne dans les Alpes.

Le parcours

Et si les sprinteurs avaient enfin une nouvelle étape à se mettre sous la dent ? Voilà huit jours et la victoire de Mark Cavendish à Fougères que ces fous de la vitesse souffrent sans pouvoir briller. Entre Mende et Valence, il faudra pourtant souffrir à nouveau sur les 130 premiers kilomètres d’une étape qui en compte 183. Avec une côte de troisième catégorie, deux de quatrième catégorie et le Col de l’Escrinet (7,9 km à 5,8%), les deux premiers tiers de la journée seront casse-pattes avant la redescente vers Valence. Pour les équipes de sprinteurs, il faudra se réorganiser rapidement pour revenir sur les échappées et le gros du peloton dans les 55 derniers bornes du jour. Mais comme la prochaine occasion de briller pour les sprinteurs, ce sera sur les Champs-Elysées, ce petit effort, ils l’accompliront sans sourciller. Avant de souffrir à nouveau dans les Alpes. 

Le profil de la 15e étape
Le profil de la 15e étape

Le coureur à suivre : John Degenkolb

Pour le moment, ils ne sont que deux sprinteurs à s’être imposés sur ce Tour de France 2015. André Greipel par deux fois, et Mark Cavendish donc. C’est dire si les autres sont frustrés. Kristoff, Démare, Coquard et Degenkolb. Le sprinteur allemand est sans doute celui qui a le plus de pression. L’an passé, son coéquipier Marcel Kittel, avait levé les bras quatre fois. Malade, ce dernier est absent en 2015 a laissé les clés de son équipe au vainqueur de Paris-Roubaix. Si la bonne Grande Boucle de Warren Barguil sauve pour le moment Degenkolb, un Tour sans victoire serait un affront pour la Giant-Alpecin. L’Allemand n’a plus que deux occasions de mettre la balle au fond.

L’expression du jour : Passer le coude

La ligne approchant, les places sont de plus en plus chères dans le sprint final. Aussi, il n’est pas rare de voir les coureurs « frotter » et même « passer le coude » pour les plus entreprenants d’entre eux. Un coureur sort son coude pour protéger sa position et empêcher un adversaire de le dépasser. Chris Froome aussi sort souvent les coudes. C’est alors trop tard pour ses adversaires pour essayer de le dépasser.