Maria Sharapova
Maria Sharapova est comme chez elle à Stuttgart, un tournoi qu'elle a remporté à trois reprises par le passé (entre 2012 et 2014). | Thomas Kienzle / AFP

Pour son retour, Maria Sharapova est déjà de retour dans le dernier carré à Stuttgart

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Maria Sharapova n'est pas revenue pour faire de la figuration ! Après 15 mois de suspension pour dopage, la joueuse russe de 30 ans s'est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de Stuttgart en éliminant l'Estonienne Anett Kontaveit (73e mondiale) en deux sets secs (6-3, 6-4). Dans le dernier carré, l'ancienne numéro 1 mondiale sera opposée à la gagnante du match entre la Française Kristina Mladenovic et l'Espagnole Carla Suarez Navarro.

Beaucoup moins nerveuse que lors de sa rentrée mercredi, capable de lâcher ses coups, mais aussi de varier son tennis - autant de signes de confiance - l'ex-numéro un mondiale russe a battu la 73e du classement WTA en 1h23 de jeu. "Je suis arrivée ici sans savoir vraiment à quoi m'attendre", a avoué Maria Sharapova après sa victoire, "je voulais d'abord retrouver mes repères". C'est désormais chose faite. Sharapova, 30 ans, n'a toujours pas perdu un set à Stuttgart. Contre Kontaveit, elle a réussi 4 aces, 28 services gagnants et n'a fait que deux doubles fautes, convertissant également cinq de ses six balles de break. "Physiquement, je suis très bien, j'ai eu beaucoup de temps pour me préparer", a-t-elle expliqué, "aujourd'hui j'ai plutôt bien servi et j'ai gagné mes services, ce qui m'a donné confiance". Sharapova est restée très concentrée face à une jeune adversaire de 21 ans sans complexe, qui a réussi à s'accrocher grâce à un bon service, mais également en restant calme dans les moments difficiles.

"J'ai passé le stade des leçons"

Quoi qu'il arrive désormais, l'ex-icône du tennis féminin sait qu'elle n'est pas loin du très haut niveau. Et son aptitude à gérer la pression semble intacte. Elle est notamment restée insensible aux critiques récurrentes de certaines joueuses du circuit, qui ne digèrent pas qu'elle fasse son retour grâce à des invitations dans les grands tournois (Stuttgart, Rome, Madrid), sans passer par les qualifications. Et même le coup de colère de la 59e mondiale, la Canadienne Eugénie Bouchard, qui l'a traitée jeudi de "tricheuse", l'a laissée de glace. "Je n'ai rien à dire, je suis au dessus de cela", a simplement commenté Sharapova. Constamment relancée par les journalistes sur les leçons qu'elle pourrait tirer de cet épisode de sa carrière, elle répond désormais avec un certain agacement: "J'ai passé le stade des leçons. J'ai donné de nombreuses interviews à propos de cette affaire, et maintenant je commence un nouveau chapitre de ma carrière, et je veux aller de l'avant". Ça commence plutôt bien...

AFP