Jo-Wilfried Tsonga
Le numéro 1 français Jo-Wilfried Tsonga | CARL COURT / AFP

Tsonga inquiète

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Contraint à l'abandon mercredi au deuxième tour de Wimbledon, Jo-Wilfried Tsonga risque de ne pas renouer avec la compétition avant quelques mois. Souffrant d'un problème au tendon rotulien, le N.1 français devait passer une IRM afin de déterminer l'étendue des dégâts. Sa participation à l'US open est d'ores et déjà en question, voire peut-être sa fin de saison.

Comme il y a trois ans, le Manceau a vu son parcours à Wimbledon écourté. Souffrant d'une fissure au tendon rotulien, Tsonga avait laissé filer son quart face à Andy Murray, et n'avait repris la compétition que trois mois plus tard. Forfait à l'US Open, il avait décidé de revenir le 5 octobre pour le tournoi de Tokyo. Mais blessé de nouveau en demi-finale du tournoi de Montpellier, il avait dû jeter l'éponge pour la Coupe Davis, alors que la France en disputait la finale. "J'ai déjà connu des  problèmes avec ça dans le passé. Je risquais d'empirer les choses si je continuais. J'espère ne pas avoir déjà trop joué", a expliqué Tsonga après son abandon contre Ernests Gulbis.

Soigné une première fois sur le court, le le demi-finaliste de l'an passé a dû rendre les armes. "Quand la douleur est arrivée la semaine dernière, j'ai arrêté de jouer  pendant quelques jours, a-t-il dit. Je me sentais un peu mieux avant mon  premier tour et j'ai fait avec les moyens du bord. Je voulais tenter ma chance  aujourd'hui mais la douleur a augmenté au fur et à mesure de la rencontre, je  ne pouvais plus pousser au service, je ne pouvais plus faire grand-chose, je n'allais pas continuer juste pour faire le spectacle." Conscient que sa fin de saison risque d'être sérieusement amputée, Tsonga avait la mine des mauvais jours. "Pour avoir une  vraie idée du truc, il faut que fasse des images (IRM), mais je pense que ce  n'est pas bon signe", a-t-il convenu.

Tsonga savait que cette blessure pourrait revenir. "J'étais préparé à tout ça", a-t-il affirmé. Déjà soigné en début de saison dans différents tournois comme celui d'Indian Wells, ou encore Madrid, le Français se savait "en sursis". Déjà opéré du genou droit en mai 2008, Tsonga a souvent été confronté aux pépins physiques au début de sa carrière. Alors que ses ennuis l'avaient relativement épargné ces derniers temps, il faisait de nouveau partie du top 10 depuis 2011. Cette élimination précoce à Wimbledon, alors qu'il en avait atteint le dernier carré l'an passé, risque de lui coûter de nombreuses places, y compris celle de N.1 tricolore. Mais le garçon possède un solide mental, et saura sans conteste gérer ce nouveau coup dur.

Romain Bonte