Serena Williams Wimbledon
La joueuse américaine Serena Williams | AFP - GLYN KIRK

Serena Williams remporte son 6e Wimbledon

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Serena Williams a triomphé à Wimbledon en dominant en finale l'Espagnole Garbine Muguruza qui n'a pas eu peur pour sa première finale de Grand Chelem. Mais la joueuse de 21 ans a fini par céder face à la puissance de l'Américaine qui s'est imposée en deux manches 6-4, 6-4 en 1h23 de jeu. Mais que ce fut crispant pour Serena Williams qui a servi à deux reprises pour le match à 5-1 et 5-3 avant de terminer sur le service de l'Espagnole. L'Américaine, avec 21 Grands Chelems, se rapproche de Steffi Graf et ses 22 titres. Elle n'est également plus qu'à une victoire du Grand Chelem sur une saison qu'elle ira chercher à l'US Open.

Serena Williams n'est plus qu'à une marche de s'installer au firmament du tennis féminin moderne. En remportant ce samedi son 21e Grand Chelem face à la prometteuse et accrocheuse Garbine Muguruza, l'Américaine se rapproche de l'Allemande Steffi Graf, reine de l'ère moderne avec ses 22 titres, alors que Margaret Court et ses 24 titres datant d'une autre époque. Williams est en route pour l'histoire puisqu'à New York en août prochain, elle tentera de réaliser le Grand Chelem sur une saison, c'est-à-dire remporter les quatre Majeurs de l'année, 27 ans après l'Allemande. En attendant, comme en 2002-2003, elle détient les quatre Majeurs à cheval sur deux saisons.

La joie est contenue au début. Le suspense encore de mis. Un dernier challenge pour voir si le coup droit de Muguruza est dehors... Ca y est c'est fait, Serena Williams remporte son sixième Wimbledon, trois ans après le cinquième. A Londres, elle a confirmé son savoir-faire en finale avec sa 21e victoire en 25 finales, soit un taux hallucinant de 84%. Mais ce succès aura été compliqué à aller chercher. Car Garbine Muguruza, du haut de ses 21 ans, a eu l'insolence de la jeunesse et le souvenir qu'en 2014 à Roland-Garros, encore inconnue, elle avait créé la surprise en éliminant l'Américaine au 2e tour. Sur le gazon londonien, elle a attaqué pied au plancher breakant d'entrée. Muguruza rivalisait en puissance, son coup droit a fait mal et ses retours profonds aussi. L'Espagnole a profité de la panne de service de Williams avec seulement 54% de premières balles. Mais même sans service, seulement avec son mental et sa force de frappe, elle est revenue de 4-2 à 4-4 dans la première manche, qu'elle a fini par empocher 6-4 avec un deuxième break de rang.

La peur, puis la délivrance

Dès le début de la seconde manche, elle confirmait sa mainmise sur cette finale en gagnant un cinquième jeu de suite. Complètement hors du coup après une première demi-heure encourageante, Muguruza était promise à une fin rapide et sans panache. Ménée 5-1 avec service Williams à suivre, sa finale allait prendre fin très vite. Mais c'était sans compter sur le coup de mou de Serena au moment de conclure. L'Américaine était comme paralysée. Incapable de passer une première, multipliant  les doubles-fautes (8 au total), elle perdait une première fois son service blanc. Forte de ce sursis, Muguruza s'accrochait en revenant à 5-3. Sur le jeu de service suivant de Williams, elle se permettait même de sauver une première balle de match avant de faire un nouveau break. Malgré le rugissement de l'Américaine qui réussissait enfin un ace, l'Espagnole clouait l'Américaine par un coup droit pour revenir à 5-4.

L'espoir avait changé de camp. Muguruza pouvait revenir à 5-5 et faire basculer cette finale dont l'issue semblait écrite dix minutes avant. Mais elle a été rattrapée par l'émotion. Une double-faute et deux fautes directes plus tard, elle offrait trois balles de match à son adversaire. Muguruza, après un ultime challenge défavorable, fondait en larmes quand Serena Williams pouvait enfin sourire. A 33 ans, elle devient la plus vieille joueuse à gagner un Grand Chelem, effaçant Martina Navratilova des tablettes. Après deux éditions ratées en 2013 (8e de finale) et 2014 (3e tour), elle retrouve le trône à Londres comme en 2002, 2003, 2009, 2010 et 2012. Cette année, le vainqueur chez les messieurs s'appelait... Roger Federer.