Murray trophée Wimbledon 07072013
Andy Murray avec le trophée de Wimbledon | AFP

Murray: "Les dernières années ont été très dures"

Publié le , modifié le

Andy Murray qui vient de mettre fin à 77 ans de disette britannique à Wimbledon, a expliqué qu'il avait dû gérer une très grande pression lors des quatre ou cinq dernières années. L'Ecossais a par ailleurs avoué qu'il avait encore du mal à réaliser qu'il venait de remporter ce titre, face à Novak Djokovic.

Après votre succès à l'US Open, vous aviez dit que rien ne pourrait  surpasser cette joie. Avez-vous changé d'avis ?
- "J'ai aussi dit que gagner Wimbledon était le sommet du tennis. Et je  crois que ce dernier jeu a encore renforcé ce sentiment. C'étaient les points  les plus durs que j'ai jamais joués de ma vie."

Vous rendez-vous compte que vous êtes le seul Britannique à avoir gagné  ce tournoi en shorts, et pas en pantalons longs comme dans les années 1930 ?
- "Depuis une demi-heure, je suis un peu dans le brouillard. Non, je  n'arrive pas encore à y croire. Il va me falloir un moment pour digérer ça".

Le match s'est terminé en trois sets, mais ne pensez-vous pas qu'il a  été aussi dur que certains autres en cinq manches?
- "Oui, très dur. Il faisait très chaud. Je n'avais encore joué aucun match dans la chaleur pendant ce tournoi. Les premiers jeux ont été terribles.  Les quatre premiers ont dû prendre une demi-heure. C'était un match extraordinairement exigeant du point de vue physique. Et mentalement, le dernier jeu restera le plus dur de ma carrière."

Que vous a dit votre entraîneur Ivan Lendl après le match?
- "Il m'a dit qu'il était fier de moi, ce qui, venant de lui, m'a beaucoup  touché. Bien sûr il aurait voulu le gagner lui-même, mais après ça c'était ce  qu'il y avait de plus important pour lui. Il a cru en moi quand beaucoup  d'autres n'y croyaient plus. Il est resté auprès de moi après les défaites les  plus dures depuis deux ans. Il a été très patient et je suis heureux d'avoir pu  gagner pour lui."

Dans l'ensemble de votre carrière, quel est la clé de votre succès?
- "Je crois que j'ai persévéré. C'est l'histoire de ma carrière. J'ai subi de dures défaites, mais je me suis amélioré un peu chaque année. J'ai continué  à apprendre et à travailler aussi dur que je pouvais."

Maintenant que vous avez gagné, pouvez-vous dire comment vous avez vécu  le fait d'être le porte-drapeau du tennis britannique pendant toutes ces années?
- "Les quatre ou cinq dernières années ont été très dures. Il y avait  beaucoup de pression. Les jours qui précédaient le tournoi étaient difficiles à  vivre. L'événement est tellement grand qu'il est partout et on ne peut pas tout  éviter. Il y avait aussi l'histoire, le fait qu'aucun Britannique n'avait gagné  depuis si longtemps."

On n'avait jamais entendu autant de bruit à Wimbledon? Cela vous a-t-il  surpris?
- "L'ambiance était différente de tout ce que j'ai vécu jusqu'à présent.  Très différente de l'année dernière aussi. A la fin, il y avait un bruit  incroyable. Ca aide beaucoup, surtout dans un match où les échanges sont aussi  longs et éprouvants."

Avez-vous toujours su que vous finiriez par gagner un jour ce tournoi?
- "Non. C'est tellement difficile de gagner ce genre de tournoi. Il me  semble que parfois on ne s'en rend pas bien compte. Cela demande tellement de  travail, tellement de force mentale. Donc non, je n'étais pas sûr que ça allait  se produire."