Llodra Wimbledon
Michael Llodra à Wimbledon | ADRIAN DENNIS / AFP

Llodra rejoint l'infirmerie

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Au lendemain d'une journée noire marquée par une incroyable série d'abandons, la liste des blessés s'allonge avec les retrait de Michaël Llodra et Paul-Henri Mathieu. Le premier, malade, a jeté l'éponge pendant son deuxième tour de Wimbledon face à l'Italien Andreas Seppi. Il venait de perdre la première manche 7-5. Le second lui a abandonné victime d'une blessure aux cervicales durant son match contre l'Espagnol Féliciano Lopez. Malgré cet abandon prématuré, Michaël Llodra a poursuivi sa route en double avec son compère Nicolas Mahut.

Llodra pourrait nourrir quelques regrets car il avait bien débuté son match contre la tête de série 23. De plus gêné à la cuisse gauche, le Parisien a connu une baisse de régime dans les derniers jeux avant de déposer les armes. Comme ses prédécesseurs, l'intervention du kiné n'a rien changé au sort de Llodra. L'interruption médicale demandée par son compatriote PHM n'a fait que retarder l'inéluctable. Gêné au cou, il a préféré mettre fin à son calvaire en fin de seconde manche (il était mené 5-1) après avoir perdu la première 6-3 face à Féliciano Lopez. Les deux Français ont ainsi permis d'égaler un record en Grand Chelem avec neufs abandons ou forfaits sur un tour en comptant ceux de mercredi, record de l'US Open 2011 égalé. 

Llodra poursuit en double

Michaël Llodra a abandonné jeudi vers midi au deuxième tour de Wimbledon avant de revenir trois heures plus tard pour  disputer un double avec Nicolas Mahut et se qualifier pour le tour suivant  grâce à une victoire sur... abandon de leurs adversaires.Cet incroyable enchaînement a commencé par le jet d'éponge du Français,  touché à une cuisse, face à l'Italien Andreas Seppi après avoir perdu le  premier set 7-5 sur le court N.14, "un sacrifice", comme il l'a avoué plus tard.Car trois heures plus tard, Llodra était de nouveau sur le court, le N.6,  pour jouer le double avec Mahut, avec lequel il forme une paire compétitive qui  vient d'atteindre la finale de Roland-Garros.

Neuf jeux plus tard, les deux compères étaient qualifiés pour le tour  suivant puisque les Tchèques Jan Hajek et Jaroslav Levinsky ont renoncé à leur  tour, à 5-4 au premier set pour la paire française. "Ca n'arrive pas souvent c'est sûr", s'est amusé Llodra, invité à venir  s'expliquer dans la grande salle d'interview de Wimbledon où il a été  longuement mis sur le grill par les journalistes britanniques. "Avez-vous l'intention de vous excuser auprès des spectateurs qui étaient  venus vous voir en simple ?", lui a demandé un reporter.

"Il faut faire un choix"

"C'est compliqué pour le public de comprendre ce genre de situation mais il  faut se mettre à ma place. Je suis le premier défait, je joue bien sur gazon,  j'avais un tableau correct, j'aurais rêvé continuer ce match qui était à ma  portée. Mais je ne peux pas faire n'importe quoi non plus", a répondu Llodra."J'ai mal depuis 15 jours à la cuisse et ça tire de plus en plus. Je peux  me faire une déchirure et être out deux mois. Je prenais trop de risques à  jouer le simple. En double je peux plus tenir la baraque, même avec la douleur,  car ça se joue sur demi-terrain et que tu as de l'aide au filet", a-t-il ajouté."En plus, je savais qu'en face c'était à notre portée.

Levinsky a arrêté de  jouer il y a deux ans et demi, il est devenu coach. Et ça s'est avéré, à 5-4 il  a arrêté le mec. Et pour les jours à venir, on ne sait pas. Il peut pleuvoir et  je peux avoir le temps de récupérer", a ajouté le Parisien."A un moment il faut faire un choix, a-t-il conclu. Avec Nico (Mahut) on a  une belle carte à jouer ici sur gazon. Si j'avais gagné le premier set de mon  simple ça aurait pu être différent. Mais là ça devenait trop dangereux pour ma  cuisse. J'ai plus de chances de gagner le tournoi en double qu'en simple.  Parfois il faut faire un choix, oui c'est un sacrifice."