Andy Murray
Le joueur écossais Andy Murray | AFP - ADRIAN DENNIS

Djokovic et Murray sous la menace

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Djokovic-Del Potro, Murray-Janowicz, voici les affiches des demi-finales de Wimbledon. Si le rendez-vous entre le numéro 1 le numéro 2 mondial semble écrit et est attendu, l’Argentin Juan Martin Del Potro et le Polonais Jerzy Janowicz ne s’avancent pas en victimes expiatoires. Le Serbe et l’Ecossais vont devoir se méfier d’adversaires qui surfent sur une belle dynamique et qui les ont déjà battus dans un passé récent.

Djokovic-Del Potro, sur un air de revanche

A 14h, au moment d’entrer sur le Central Court, la trajectoire des deux protagonistes est aux antipodes. D’un côté, un Novak Djokovic étourdissant, qui a surclassé tous ses adversaires, dont Tomas Berdych, tête de série n°7 en quarts de finale, et qui n’a toujours pas perdu un set depuis le début de la quinzaine. De l’autre, Juan Martin Del Potro, son genou de verre et son mental à toute épreuve. Blessé au genou depuis son troisième tour contre Griga Zemlja, l’Argentin défie sa santé. Au bord de la rupture en quarts de finale contre David Ferrer, la tête de série n°8 a encore trouvé les ressources pour dépasser la douleur et s’offrir la troisième demi-finale de sa carrière. Lui aussi n’a pas perdu un set malgré son physique en argile. Contre Djoko, il va devoir encore repousser son seuil de tolérance.

Le Serbe, lui, malgré son statut de favori (il mène 8-3 dans les confrontations directes), reste méfiant. "J'ai beaucoup de respect pour lui, c'est un vainqueur de Grand Chelem. Il a lutté contre des blessures mais il revient fort. Sur une demi-finale, tout est ouvert", a affirmé le numéro 1 mondial. Le jeu de l’Argentin fait de grosses frappes à plat et sa grinta sont autant d’atouts dans une rencontre Il sait aussi que le passé récent entre les deux joueurs joue en la faveur de la "Poutre de Tandil". L’été dernier aux JO, l’Argentin avait privé Djoko d’une médaille de bronze sur ce gazon londonien. Ce printemps, "Delpo" avait également battu "Djoko" à Indian Wells. C’était déjà en demi-finale.

Murray face au danger Janowicz

Le public britannique a tremblé en quarts de finale quand son chouchou Andy Murray s’est retrouvé mené deux sets à rien face au revenant Fernando Verdasco. Avant de renverser la vapeur et de l’emporter en cinq. "Je suis soulagé d'être passé", a-t-il soufflé mercredi. Le Royaume aussi. Mais le souvenir de l’Ecossais impérial qui atomisait Federer (6-1, 6-2, 6-4) sur "son" gazon de Wimbledon en août dernier en finale des JO semble bien loin. Murray a souffert face à la puissance du bras gauche de Verdasco. Le numéro 2 mondial risque donc d’en prendre de belles aussi face à son prochain adversaire, le Polonais Jerzy Janowicz.

Une montagne de 2m03 qui balance des aces à tout-va et qui s’avance avec une confiance qui peut facilement rimer avec arrogance. Si ses déclarations, remplies d’émotion après sa qualification - "Je suis la personne  la plus heureuse au monde, c'est le plus beau résultat de ma carrière" - laissaient transparaître une vraie sincérité, le 22e joueur mondial, lui, sur le court détonne, agace même. Par son comportement, parfois à la limite, et par son jeu, résolument tourné vers l’offensive. Murray peut en témoigner lui qui a craqué en novembre dernier sous les coups de butoirs du Polonais en 8e de finale du Masters 1000 de Paris-Bercy (5-7, 7-6, 6-2). Le tournoi où il s’est révélé. Une victoire ce vendredi dans le "Temple" face à Murray et la révélation de l’automne deviendrait la confirmation de l’été.