Bartoli finaliste wimbledon 072013
Bartoli sur la pelouse londonienne | AFP

Bartoli: "Je rêvais de revenir en finale"

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Qualifiée pour sa deuxième finale à Wimbledon, Marion Bartoli explique qu'elle rêvait de vivre ce moment. Six ans après s'être inclinée face à Venus Williams, l'Auvergnate bénéficie en effet d'une nouvelle chance de remporter un premier titre du grand Chelem, mais devra venir à bout de l'Allemande Sabine Lisicki, tombeuse justement de l'Américaine.

Question: Pensez-vous avoir fait le match parfait?
Marion Bartoli: "J'ai très bien joué. Je sentais bien la balle et mes coups. J'ai réussi  des lobs, des passings, des coups gagnants en bout course. Mais je veux  féliciter Kirsten qui a fait un tournoi incroyable. Elle était un peu fatiguée  et elle avait mal au genou. C'est une fille géniale. Quand nous nous sommes  tombées dans les bras à la fin, c'était un beau moment de sport".

Pouvez-vous comparer ce tournoi avant votre aventure de 2007?
MB: "J'étais très jeune à ce moment-là. C'était complètement inattendu et  j'étais l'outsider à chaque match. Cette fois c'est l'inverse. Ce dont je me  souviens, c'est que j'avais fini très tard ma demi-finale contre Justine Hénin  et que moins de 24 heures plus tard j'étais de retour contre Venus. Ca avait  été très dur physiquement. Venus était plus forte, mais avec un jour de repos  j'aurais peut-être mieux joué. Aujourd'hui, le match a été rapide et j'ai ce  jour de repos, je serai donc fraîche pour la finale."

Vous rendez-vous bien compte de ce qui vous arrive?
MB: "Honnêtement, non. Je ne me dis pas que samedi c'est la finale et qu'il  faut absolument que je la gagne. Je pense que j'ai mérité de revenir en finale.  Je crois dans le travail et la détermination. Ce genre d'attitude doit être  récompensée."

Votre père sera-t-il là pour la finale?
MB: "Oui, il vient. C'est très important pour moi. Ce ne serait pas normal  qu'il ne soit pas là. Il est associé à tout ce que je fais, il m'a tout appris  dans le tennis."

Vous paraissiez très décontractée avant le match. Comment  l'expliquez-vous?
MB: "C'est un honneur d'entrer sur le Central pour jouer une demi-finale. Il  n'y a pas de raison d'être tendue. Il faut seulement apprécier le fait d'y  être. J'avais déjà vécu ça, ce qui m'a permis de relativiser. Le plus important  est de d'être concentrée mais il n'y a pas de raison d'être inhibée. J'avais  fait de très bons matches avant, je savais ce que j'avais à faire."

Vous semblez bien dans votre peau en général. De quand cela date-t-il?
MB: "Il n'y a pas eu de déclic, ça s'est construit au fur et à mesure. J'ai  eu des moments difficiles, mais ça fait partie de la vie, j'en connaîtrai  d'autres. Le fait de bien m'entraîner, de me déplacer mieux, de bien gérer les  matches mentalement m'a permis de prendre confiance. J'ai aussi une équipe avec  laquelle je m'entends bien, mais il n'y a pas eu de truc magique."

Pouvez-vous décrire vos émotions au moment de la balle de match?
MB: "C'était un moment incroyable. Je tremble quand je fais le smash gagnant  puis je m'écroule. Je rêvais de revenir en finale. C'est extraordinaire,  surtout en ayant fait un aussi bon match. L'accolade aussi était émouvante, ce  sera un souvenir magnifique."
   
 Vous avez dormi juste avant le match. Pouvez-vous nous expliquer  pourquoi ?
 MB: "Je me sentais un peu fatiguée, j'ai donc fait un petit somme de 15 ou  20 minutes avant d'aller à l'échauffement. J'avais prévenu qu'on me réveille au  cas où mais finalement je l'ai fait toute seule. Je n'ai rien prévu avant la  finale, on verra comment je me sentirai."