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US Open : Serena Williams, Novak Djokovic, Naomi Osaka, un dernier Grand Chelem à enjeux

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Dernier Grand Chelem de la saison, l'US Open démarre ce lundi. Dans des états de forme bien différents, Serena Williams, Novak Djokovic et Naomi Osaka débarquent à New-York en conquête.

• Serena Williams, 20 ans après

Pour remonter à la genèse de la légende Serena Williams, il faut remonter vingt ans en arrière. Le 11 septembre 1999, à seulement 17 ans, la jeune américaine prenait le meilleur sur la N°1 mondiale de l’époque Martina Hingis pour conquérir son premier titre du Grand Chelem. Vingt ans plus tard, Williams est devenue la plus grande joueuse du XXIe siècle, une icône mondiale autant sportive que marketing et aura, sur les terres de son premier sacre, une nouvelle occasion d’entrer un peu plus dans l’histoire du tennis en égalant Margaret Court et ses 24 titres en Majeur.

Mais malgré son statut, les doutes continuent d’entourer Serena Williams. Depuis son retour de maternité en mars 2018, elle a joué trois finales de Grand Chelem, toute perdues, dont la dernière sèchement face à Simona Halep il y a moins de deux mois (6-2, 6-2). Et sa saison 2019 a été également contrecarrée par des problèmes à un genou, survenus avant ceux qui ont touché son dos ces dernières semaines. En pleurs, elle a dû se résigner à abandonner après quatre jeux en finale à Toronto à cause de douleurs dorsales, des douleurs qui l'ont ensuite poussée à déclarer forfait avant son entrée en lice à Cincinnati.

Mais, malgré les blessures et la maternité, et même si elle n'a joué que 26 matches cette année avant d'aborder le dernier Grand Chelem de la saison, elle sera comme toujours l'une des principales prétendantes. "Sans aucun doute, si elle tient physiquement alors elle peut faire un très bon résultat, c'est certain", a assuré la Canadienne Bianca Andreescu qui a profité de son abandon en finale à Toronto. Son entrée en lice face à Maria Sharapova, ancienne reine elle aussi peu épargnée par les blessures ces dernières années, sera un joli test pour jauger de la forme et des ambitions de Serena Williams.

Serena Williams, lors de son premier titre à l'US Open en 1999
Serena Williams, lors de son premier titre à l'US Open en 1999 © CAROL NEWSOM / AFP

• Djokovic a Federer en vue

Il est de retour au plus haut. Stoppé à Roland-Garros dans sa quête des quatre Grand Chelem à cheval sur deux saisons, Novak Djokovic est reparti de plus belle. Une finale splendide gagnée face à Roger Federer à Wimbledon il y a moins de deux mois et voilà le « Djoker » qui culmine désormais à 16 titres du Grand Chelem, à deux longueurs de Rafael Nadal et à quatre seulement de Roger Federer, recordman en la matière avec 20 titres en Majeur.

Les deux monstres du tennis voient le troisième larron cavaler plus vite que jamais dans le rétro, d’autant que Djokovic assume sans complexe sa gloutonnerie en Grand Chelem. "Ça a toujours été le cas, mais maintenant plus encore ce sont les titres du Grand Chelem qui comptent le plus en ce qui concerne la façon dont je vois le tennis et comment je les aborde, parce que ce sont ces tournois qui comptent le plus", a déclaré le Serbe à deux jours du début de l'US Open, ajoutant que les 20 titres de Federer sont "sans aucun doute devenu l'une de [s]es ambitions, l'un de [s]es objectifs".

La chasse aux records sera de nouveau dans toutes les têtes à New-York, avec un avantage psychologique indéniablement du côté du Serbe. Vainqueur de 4 des 5 dernières levées du Grand Chelem, il n’a surtout plus perdu en Majeur face à ses deux meilleurs ennemis depuis 2014 (3 victoires face à l’Espagnol, 5 face au Suisse). Solide comme Djoko.

Novak Djokovic, lors de son sacre à New-York en 2018
Novak Djokovic, lors de son sacre à New-York en 2018 © MOHAMMED ELSHAMY / ANADOLU AGENCY

• Quelle Naomi Osaka a New-York ?

Comme Serena Williams, elle revient sur les terres de son premier titre du Grand Chelem. C’était il y a tout juste un an, le début de l’ascension pour Naomi Osaka. Une victoire à l’Open d’Australie et une place de N°1 mondiale dans la foulée, et la planète tennis pensait avoir enfin trouvé sa nouvelle reine. Mais l’étoile filante s’est rapidement ternie avec plusieurs contre-performances de choix, à l'image de ces deux éliminations d’entrée à Roland-Garros et Wimbledon.  

Osaka a perdu de vue le succès, tout comme la motivation et le plaisir de jouer comme elle l’avait confié elle-même dans un long post publié sur son compte Instagram publié au début du mois d’août. "Les derniers mois ont été plutôt durs pour moi sur le plan du tennis (…) Je peux en toute honnêteté dire que je n'ai pas pris de plaisir à jouer au tennis depuis l'Open d’Australie."

Avec deux quarts de finale à Toronto et à Cincinnati, la Japonaise a retrouvé une dynamique avant l'US Open, malgré un abandon suite à une blessure au genou lors de sa dernière apparition sur les courts. Pourtant, Naomi Osaka est apparue sereine, comme elle l'a elle-même expliqué cette semaine. "J'ai participé à deux quarts de finale coup sur coup et je suis très confiante quant à ma situation actuelle."Une situation actuelle où elle devra défendre son titre et sa place de N°1 mondiale.