Djokovic
Le Serbe Novak Djokovic | Mohammed Elshamy / ANADOLU AGENCY

US Open : Novak Djokovic a chassé son fantôme

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Son fantôme n'est plus qu'un mauvais souvenir: en deux mois, de Wimbledon à l'US Open, Novak Djokovic s'est réaffirmé comme le patron du circuit. Au point de pouvoir prétendre finir l'année sur le trône du tennis mondial.

Lui qui n'a été que l'ombre de lui-même pendant deux ans, de son sacre tant convoité à Roland-Garros en 2016 à son renouveau sur le gazon londonien en juin, a tout retrouvé ou presque du temps de sa splendeur : en tête, sa couverture de terrain à faire perdre la tête à ses adversaires, sa force de caractère et son appétit de victoires un temps éteints. A l'image de sa finale face à l'Argentin Juan Martin Del Potro à Flushing Meadows dimanche (6-3, 7-6 (7/4), 6-3). "Novak couvrait tellement bien le court que c'était difficile pour Juan Martin de savoir quoi faire pour le déborder. Il a ramené tellement de balles impossibles ! Physiquement, il était impeccable", confirme l'entraîneur historique du Serbe, Marian Vajda, avec lequel il a renoué au printemps après une séparation d'un an.

Vers le fauteuil de N.1 

"Il est très rapide, il défend très bien, abonde Del Potro, délogé de la troisième place mondiale par "Djoko". J'étais tout le temps à la limite, à chercher des points gagnants en coup droit, en revers, et je ne pouvais pas parce que Novak était toujours dessus." "Novak avait vraiment la bonne attitude : il croyait vraiment au fait qu'il pouvait gagner", ajoute Vajda. Depuis Wimbledon, Djokovic, absent six mois du circuit fin 2017 et opéré d'un coude en février, n'a plus perdu qu'un match, à Toronto (au 3e tour contre Tsitsipas). Avant de décrocher son 14e titre en Grand Chelem, il s'est aussi imposé à Cincinnati. "Si vous m'aviez dit en février, quand j'ai été opéré, que j'allais gagner Wimbledon, l'US Open et Cincinnati, j'aurais eu du mal à y croire", a-t-il reconnu.

Le revirement est tel qu'il conduit à une question : et si c'était lui qui finissait 2018 dans le fauteuil de N.1, pour la cinquième fois (après 2011, 2012, 2014 et 2015) ? A mi-saison, c'était plus qu'une grosse cote. C'est désormais vraisemblable. A la "Race", le classement établi sur l'année civile, le Serbe de 31 ans a grimpé au deuxième rang lundi, à peine plus de mille points derrière Rafael Nadal (1035 exactement). Soit l'équivalent d'un titre en Masters 1000. Or Nadal est momentanément hors service, le genou droit une fois de plus en compote. Le Majorquin sera-t-il remis sur pied pour la dernière ligne droite de la saison ? L'avant-dernier Masters 1000 de l'année, à Shanghai, débute dans un mois...     
 

AFP

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