Kristina Mladenovic
Kristina Mladenovic | ALEX GOODLETT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

US Open - Les Français en jambes, les cadors pas inquiétés

Publié le , modifié le

Après l'hécatombe de lundi, les Français engagés à l'US Open se sont bien rattrapés ce mardi. De quoi oublier un peu les tourments au sein du tennis tricolore. Devant un public new-yorkais tout acquis à leur cause, Serena et Venus Williams ont elles réussi une entrée en matière convaincante. Côté messieurs, pâs de surprise : tous les favoris ont empoché leur billet pour le deuxième tour.

Elles ont fait taire les critiques pour quelques heures. Suspendues par la Fédération Française de Tennis après la controverse lors des Jeux Olympiques de Rio, Caroline Garcia et Kristina Mladenovic n'ont pas semblé perturbé par l'extrasportif au moment d'aborder ce premier tour de l'US Open. Garcia a tout de même eu besoin de plus de deux heures pour battre une autre Française Pauline Parmentier en trois sets 4-6, 6-3, 6-4, au terme d'un match que la n°1 tricolore n'a pas abordé dans les meilleures conditions. "Le plus important pour moi, c'est le tennis et je me suis préparée du mieux possible, mais ce n'était pas facile", a-t-elle admis, en référence à la décision dimanche de la FFT de la suspendre de l'équipe de France de Fed Cup à titre conservatoire.

Se refusant à tout commentaire depuis dimanche, Mladenovic est sortie de son silence après sa nette victoire contre la Japonaise Nao Hibino 6-4, 7-5 et elle n'a pas ménagé sa fédération. "Cela ne m'a pas du tout étonnée venant d'eux. Par contre, ils sont doués pour avoir le bon timing pour des annonces comme ça. On se demande pourquoi ils font comme ça à la veille d'un Grand Chelem", a regretté Mladenovic, quart de finaliste à Flushing Meadows l'année dernière. 

8 Français au 2e tour​

La tension reste donc palpable malgré les bons résultats. Côté messieurs, les Français ont réalisé un sans-faute lors de cette deuxième journée disputée de nouveau sous une chaleur étouffante : Gilles Simon, Jérémy Chardy, Paul-Henri Mathieu et Nicolas Mahut se sont tous imposés, portant le nombre de représentants tricolores encore en lice à huit. Simon a surclassé le Tchèque Radek Stepanek (n°113) 6-3, 6-1, 6-4 et Chardy a dominé sans mal l'Américain Michael Mmoh, 384e mondial, également en trois sets (6-4, 6-4, 6-1). "J'ai eu des soucis physiques depuis Wimbledon (au pied, ndlr) mais je suis en train de résoudre mes problèmes. C'est la première semaine où j'ai pu faire des sessions entières d'entraînement", s'est félicité le 55e joueur mondial, qui restait sur trois éliminations dès le 1er tour à Toronto, Los Cabos (Mexique) et Cincinnati. Son prochain adversaire devrait lui donner plus de fil à retordre, puisqu'il s'agira du Bulgare Grigor Dimitrov, ancien n°8 mondial en plein renouveau.

Les cadors font le boulot

L'édition 2016 de l'US Open est pour l'instant clémente avec les cadors qui ont tous passé le 1er tour sans encombres, à l'exception du Belge David Goffin (n°14), surpris par l'Américain Jared Donaldson, 122e mondial issu des qualifications, 4-6, 7-6, 6-4, 6-0. La n°1 mondiale Serena Williams a ainsi facilement décroché son billet pour le 2e tour de l'US Open en battant la Russe Ekaterina Makarova, 29e mondial, 6-3, 6-3. L'Américaine n'a pas semblé souffrir de son épaule droite qui a pourri son été, notamment les JO de Rio où elle a perdu ses titres en simple et en double. "Il faudra voir comment elle va réagir mercredi, je n'ai pas joué beaucoup depuis Wimbledon, mais je vais donner le meilleur de moi-même match après match", a-t-elle prévenu. Sa soeur ainée, Venus, s'est offert à 36 ans un énième record : elle a officiellement pris part à son 72e tournoi du Grand Chelem, du jamais-vu sur le circuit féminin. La n°6 mondiale, double lauréate de l'épreuve, est venue à bout de l'Ukrainienne Kateryna Kozlova 6-2, 5-7, 6-4.

Dans le tableau masculin, pas de surprise pour cette fin de premier tour : le Japonais Kei Nishikori, finaliste malheureux de l'US Open 2014, s'est qualifié pour le 2e tour aux dépens de l'Allemand Benjamin Becker (n°96) 6-1, 6-1, 3-6, 6-3, tout comme le Suisse Stan Wawrinka, 3e mondial, qui a disposé de l'Espagnol Fernando Verdasco en trois sets 7-6 (7/4), 6-4, 6-4. Dernier joueur à entrer en lice, l'Ecossais Andy Murray a confirmé qu'il faudrait compter sur lui : le n°2 mondial, vainqueur à Wimbledon et comme, en 2012, du tournoi olympique à Rio, a étouffé le Tchèque Lukas Rosol en trois sets 6-3, 6-2, 6-2.