Novak Djokovic
Novak Djokovic a connu une fin d'année laborieuse | BEN QUEENBOROUGH / BACKPAGE IMAGES LTD / DPPI MEDIA

US Open - Djokovic et Williams sans certitudes et en danger

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Novak Djokovic et Serena Williams sont dans le plus grand flou au moment d'aborder l'US Open à partir de lundi à New York, diminués par des pépins physiques qui pourraient pourrir un été déjà pas très reluisant.

Cette fin d’été à New-York devait marquer leur couronnement. A la sortie d’un Roland-Garros qu’il a remporté pour la première fois, Novak Djokovic était lancé comme une bombe sur l’autoroute de l’histoire du tennis avec, en ligne de mire, la victoire dans les quatre Grand Chelem sur une année, performance réalisée par Rod Lavers en 1969 et jamais imitée depuis. Après avoir signé un nouveau doublé à Wimbledon (2002/2003, 2009/2010 et 2015/2016), Serena Williams paraissait elle revenir à son meilleur niveau pour conserver ses titres olympiques à Rio et conquérir un 23e titre majeur devant son public. Aujourd’hui, le roi et la reine du tennis mondial sont dans l'inconnu au moment d'aborder l'US Open, diminués par des pépins physiques qui ont assombri un été qui promettait tant.

Djokovic improvise​

Un Wimbledon raté (sorti au troisième tour), des Jeux Olympiques décevants en simple comme en double et une blessure au poignet qui l’a forcé à faire une croix sur le tournoi de Cincinnati (seul Masters 1000 qui manque à son palmarès)… L’été de Novak Djokovic est loin d’avoir été un long fleuve tranquille. Qui l’aurait cru en juin dernier, lorsque le Serbe levait pour la première fois de sa carrière la Coupe des Mousquetaires sur le Court Central de Roland-Garros, concluant un début de saison tout simplement monstrueux (trois défaites en huit tournois).

Avec ses échecs sur les courts Londoniens et ceux de Rio, Nole n’arrive pas en empereur du tennis mondial à New York, d’autant que sa blessure au poignet le fait toujours souffrir. "Je fais tout ce qui est en mon pouvoir, avec mes médecins, pour être sûr d'être à 100% durant le tournoi, mais je n'en suis pas encore là", a admis Djoko à l'occasion du tirage au sort vendredi. "Je n'ai jamais été confronté à ce type de blessure avant, j'improvise, j'aurais besoin de plus de temps, mais je n'en ai pas", a-t-il regretté

Murray arrive ​comme une balle

Le principal rival de Novak Djokovic sera bien évidemment Andy Murray. Vainqueur à Wimbledon en juillet et aux Jeux Olympiques face à Juan Martin Del Potro (le tombeur de Djoko au premier tour à Rio), le Britannique arrive à New-York avec une seule défaite à son compteur (face à Marin Cilic en finale du tournoi de Cincinnati) depuis la finale perdue à Roland-Garros. "J'arrive à un âge où il faut profiter de toutes les occasions", a informé Murray qui n'a manqué aucune finale de Grand Chelem en 2016. Nole est prévenu.

Williams, première place menacée​

Elle aussi débarque à Flushing Meadows avec une confiance en berne. Il y a un an, Serena Williams abordait l’US Open avec la possibilité de réaliser le Grand Chelem sur une saison. Une élimination en demi-finale face à Roberta Vinci annonçait une première période de moins bien pour l’Américaine, qui devra attendre juillet 2016 et Wimbledon pour renouer avec une victoire en Grand Chelem après deux finales perdues à l’Open d’Australie et à Roland-Garros. Pour son retour à New-York où elle s'est imposée à six reprises, Serena Williams n’est pas non plus au mieux, étant revenue des Jeux de Rio en ayant perdu ses titres olympiques en simple et en double. "Je n'ai pas beaucoup joué, je ne me suis pas beaucoup entraînée, mais cela commence à aller mieux", a admis la n°1 mondiale. De son propre aveu, la cadette des soeurs Williams ne sert pas à 100% depuis sa victoire à Wimbledon où elle a conquis son 22e titre du Grand Chelem et égalé l'Allemande Steffi Graf.

En cas de sacre, l'Américaine pourra entrer un peu plus dans l'histoire du tennis avec un 23e titre majeur, le 7e à Flushing Meadows. Mais la pression sera énorme en cas de défaite pour Serena Williams. Déjà menacée à Cincinnati par Angélique Kerber avant que cette dernière ne s'incline en finale, sa première place au classement mondial sera de nouveau dans le viseur de la n°2 mondiale. Elle ne sera pas la seule puisque Garbine Muguruza et Agnieszka Radwanska seront elles aussi aux aguets en cas de défaillance de la protégée de Patrick Mouratoglou. A New-York, Williams, tout comme Djokovic, jouera gros.

Mathieu Aellen