Stéphane Houdet : "Si je suis bloqué dix jours parce que je suis contrôlé positif..."

Publié le , modifié le

Auteur·e : Emmanuel Rupied
Stéphane Houdet
Stéphane Houdet, lors de la finale de l'US Open du simple masculin en fauteuil, le 08 septembre 2019, à New York. | ELSA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

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A peine arrivé à Flushing Meadows, le joueur français de tennis-fauteuil, Stéphane Houdet, a pris le temps de raconter son insertion dans la bulle de l'US Open. Confiné dans sa chambre en attendant le résultat de son test, il nous fait part de ses ambitions, de son inquiétude et de ses doutes sur le tournoi qui s'ouvre à New York.

Bonjour Stéphane. Vous êtes arrivé samedi à New York, vous avez été longé tout de suite dans la bulle ?
Stéphane Houdet :
"Je suis arrivé samedi soir, à 20h heure, heure locale. Mais déjà au départ de Roissy, seuls les résidents et les green cards peuvent partir. Nous on était sous couverts d’une invitation du ministère de la Santé, donc on a pu partir. À l’arrivée on a eu un protocole du contrôle de l’immigration. On est resté longtemps à l’aéroport dans une pièce à part, en plus des prises de température. Ils ont aussi bien vérifié que notre lettre d’invitation était officielle. Ensuite on a eu un transport également officiel jusque notre hôtel à Long Island. Le tournoi savait que j’arrivais avec mon coach, ils ont demandé au laboratoire de rester ouvert parce qu’on arrivait une minute avant q’il ne ferme. Et on a fait un test tout de suite en arrivant. Après le test on est parti récupérer notre chambre où on est confiné depuis."

Comment ça se passe en attendant les résultats de ce test ?
SH :
"On ne voit personne. Je commande ma nourriture sur une application mise en place par le tournoi, elle est laissée derrière la porte. Depuis samedi (entretien réalisé dimanche en fin d’après-midi, NDLR), je n’ai vu personne, je n’ai pas bougé, pas pu discuter. A priori on sera testé de nouveau lundi, puis ce devrait être bon. Ce qui se passe avec les autres joueurs Français, c’est assez surprenant : il n’y a pas le même traitement entre Mladenovic et Mannarino, qui lui a pu jouer."

Justement, Kristina Mladenovic a été exclue sans être positive. Qu’est-ce que cela vous inspire ?
SH :
"Ca me fait peur, se retrouver cas contact mais négatif et être exclu… Avec Nicolas, mon partenaire de double, on s’entraîne ensemble mais on se tient à distance. Je me dis qu’exclure quelqu’un qui est négatif, l’empêcher de faire son travail, ça peut donner lieu à des procès sans fin. On est arrivé mon coach et moi avec un test négatif en France, mais les Américains ne prennent pas les tests faits ailleurs. On signe souvent des chartes où l’on n’a pas le droit de dire du mal de l’instance du tournoi, des fédérations etc, au début j’ai cru que Kristina Mladenovic recevait un blâme à ce propos."

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Vous étiez au courant du programme qui t’attendait en arrivant ?
SH :
"Je m’attendais à être confiné 24h, c’était annoncé. Je pensais avoir mon résultat tôt dimanche pour aller sur le site, mais ce n’est pas le cas. C’est ce qui était prévu. Mais c’est sûr que si je suis bloqué dix jours parce que je suis contrôlé positif, ça ne sera pas drôle. Heureusement dimanche il y a eu de l’actualité sportive française à regarder, c’était plutôt cool (rires)."

Vous le sentez comment cet US Open ?
SH :
"Je sens que ça va dépendre de comment chacun est, et a géré la sortie de confinement. Moi j’ai fait une semaine de préparation fantastique, à part une douleur à l’épaule au service. Quand je suis dans cet état-là, je n’ai qu’une envie c’est de jouer. J’ai encore plein de belles perspectives et Roland-Garros en ligne de mire."

Quels sont vos objectifs en simple et double ?
SH : "C’est un tournoi de surface que j’aime bien, j’ai perdu en finale l’an passé. C’est vrai qu’il y a un énorme point d’interrogation sur chacun, moi sur mon service. Sinon je suis content de ma préparation. Après les objectifs sont toujours les mêmes, on joue tout à 100%. C’est sûr que là le point d’interrogation est d’autant plus grand que souvent on a besoin de quelques matches. Là, premier match boum : c’est l’US Open."