Serena Williams pour rejoindre Evert et Navratilova

Serena Williams pour rejoindre Evert et Navratilova

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Serena Williams s'est qualifiée avec brio vendredi pour la finale de l'US Open où elle espére décrocher dimanche le 18e titre en Grand Chelem de sa carrière. Il n'a fallu qu'une heure à la N.1 mondiale pour dominer la Russe Ekaterina Makarova et tordre le cou à ses mauvaises habitudes prises en 2014 dans les tournois majeurs. Makarova, qui disputait sa première demi-finale en Grand Chelem, n'a pas pesé lourd: elle n'a empoché que quatre jeux pour s'incliner 6-1, 6-3.

"Serena est une joueuse incroyable, c'est toujours difficile de  l'affronter, mais aujourd'hui, c'était encore plus compliqué, car elle était  vraiment très agressive", a admis la 18e joueuse mondiale.     Débordée dans tous les secteurs du jeu, elle est passée tout près de  l'humiliation en sauvant une balle de 5-0 dans le 2e set. Elle a certes repris quelques couleurs et arraché trois jeux, mais la Russe  qui va disputer samedi la finale du double dames avec sa compatriote Elena  Vesnina, n'a pu que constater la supériorité de son adversaire. 

"J'ai perdu contre la N.1 mondiale qui était vraiment plus forte que moi.  J'avais abordé le match en me disant qu'il fallait que je sois plus agressive  qu'elle, mais elle est si forte, prend la balle si tôt et trouve des angles  incroyables, c'est difficile d'être plus agressive qu'elle", a-t-elle conclu. 

Serena 'aux anges'

Rien ne semblait pouvoir dévier Williams  de sa mission, ni le vent, la  chaleur et encore moins Makarova. Après ses échecs cuisants à Melbourne, Roland Garros et Wimbledon,  l'Américaine de 32 ans voulait absolument disputer la finale du dernier Grand  Chelem de l'année. "En début de semaine, je n'étais vraiment pas sûre de pouvoir aller aussi  loin. Je suis aux anges d'être là", a assuré la cadette des soeurs Williams Son parcours, facilité par une hécatombre parmi les têtes de série, est  pourtant impressionnant: elle n'a pas concédé le moindre set et n'a laissé que  22 petits jeux à ses adversaires en six matches. 

J'ai vraiment travaillé très dur pour Wimbledon (où elle a été éliminée au  3e tour, NDLR) et j'étais choquée de ne pas gagner là-bas. Je crois que ça  commence à payer maintenant", a souligné l'Américaine qui a remporté cinq  titres en 2014. Pour empocher son 18e titre et égaler ainsi Chris Evert et Martina  Navratilova, Williams  va devoir battre sa meilleure amie sur le circuit, la  Danoise Caroline Wozniacki. "Cela sera un match accroché, Caroline connait très bien mon jeu, mais même  si on est amie, on veut tous les deux la même chose, le titre", a prévenu le  double tenante du titre.

Wozniacki enfin sacrée?

Wozniacki a connu une demi-finale beaucoup moins tranquille: elle a été  accroché pendant plus d'une heure par la Chinoise Peng Shuai, puis a vu son  adversaire souffrir d'un coup de chaleur. L'encadrement médical du tournoi est intervenu pendant de longues minutes  pour soulager la 39e mondiale perclue de crampes et au bord de l'évanouissement. "J'essayais de rester concentrée, je me disais qu'il fallait que je reste  prête à jouer", a souligné Wozniacki. Peng qui disputait sa première demi-finale de Grand Chelem, a insisté pour  continuer la rencontre, avant de se rendre à l'évidence à bout de force.

"Quand je suis revenue, j'ai vu que je ne contrôlais plus vraiment mon  corps, je n'étais plus moi-même", a-t-elle expliqué. En finale, Wozniacki aura comme Williams  quelques comptes à régler: elle ne  supporte plus d'être présentée comme une ancienne N.1 mondiale qui n'a jamais  gagné de grands tournois. "J'espère gagner contre Serena pour qu'on arrête aussi de me dire  constamment que mon palmarès ne comporte pas de titre du Grand Chelem",  a-t-elle asséné. Elle pourrait aussi tourner la page d'une déconvenue personnelle qui a fait  les délices des gazettes people. 

Elle sort d'un été tourmenté avec l'annonce de la rupture de ses  fiançailles avec Rory McIlroy, le meilleur golfeur de la planète qui a  remporté, lui, deux titres majeurs ces dernières semaines.

AFP