Serena Williams
Serena Williams. | Vaughn Ridley / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Serena Williams: "Il y a toujours un autre record à battre"

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Avant son entrée en lice dans l'US Open lundi face à la Russe Vitalia Diatchenko, Serena Williams a placé son éventuel Grand Chelem au second plan: "Il y a toujours un autre record à battre", a souligné la N.1 mondiale.

Comment abordez-vous cet US Open dont vous êtes la grande  favorite et où vous pouvez réaliser le premier Grand Chelem du tennis féminin  depuis 1988?
Serena Williams : "Je ne ressens vraiment pas de pression. Je n'ai pas grand-chose à  perdre, j'aborde ce tournoi en espérant le gagner et conserver ainsi mon titre.  Mon but est toujours de faire de mon mieux. Si les choses ne fonctionnent pas  pour moi cette année comme je le veux, j'aurais un autre chance de faire le  Grand Chelem l'année prochaine. Mon rêve quand j'étais enfant c'était de gagner  l'US Open, ici à New York. Après, j'ai rêvé de faire le Grand Chelem, mais  c'était juste un rêve, je ne me suis jamais cru capable d'en être si proche".

Tenir ce discours est-ce une façon de vous protéger ?
SW : "Non, c'est vraiment ce que je ressens. Il y a toujours un autre record  à battre, toujours une autre joueuse à dépasser. Je me répète, mais je n'ai  jamais pensé être comparée un jour à Steffi Graf ou Margaret Court. Je voulais  juste essayer d'être la meilleure possible. J'ai travailler dur pour en arriver  là, mais je ne mets pas de pression, je n'ai rien à perdre ici, car je serai là  l'année prochaine et j'essaierai encore de gagner ce tournoi."

Devra-t-on en cas de succès le 12 septembre vous considérez comme la  meilleure joueuse de tous les temps?​
SW :"Absolument pas, je suis la meilleure joueuse que je pouvais être. Je  regarde bien sûr les chiffres et les statistiques, mais chaque époque à son  champion, sa championne. C'est difficile de comparer une génération à une  autre, les choses changent, comme la technologie et la technique par exemple.  Depuis trois ans, j'ai gagné huit titres en Grand Chelem, c'est beaucoup. J'en  avais gagné 13 avant: je pense que j'ai trouvé de la constance, travailler avec  Patrick (Mouratoglou, l'entraîneur français avec laquelle elle travaille depuis  2012, NDLR) m'a beaucoup apporté. Il a changé des éléments dans mon jeu, il m'a  permis d'être une meilleure joueuse de tennis sur toutes les surfaces et dans  chacun de mes matches, il m'a donné de nouveaux buts".