Roger Federer Cincinnati
Le joueur suisse Roger Federer | AFP - MADDIE MEYER

Roger Federer vers un 18e Grand Chelem

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A 34 ans, Roger Federer est loin d'avoir perdu son tennis, et il n'a peut-être jamais été autant en mesure de remporter le 18e Grand Chelem de sa carrière. Alors que débute l'US Open, celui qui s'est imposé à cinq reprises à Flushing Meadows affiche une forme qui rappelle ses meilleures années. Son niveau de jeu, sa confiance au plus haut, un tableau dégagé: tous les voyants sont au vert pour un nouveau sacre…

Redescendu au 8e rang mondial, et désormais âgé de 34 ans, le natif de Bâle a visiblement trouvé son second souffle. Sa victoire à Cincinnati ne laisse pas l'ombre d'un doute: Federer est au top de sa forme, et il compte bien en profiter. Alors que bon nombre d'observateurs annonçaient déjà sa chute, le recordman de titres en Grand Chelem caresse l'espoir de décrocher une 18e couronne sur un Majeur.

Une dernière finale en 2009

Après Wimbledon et ses 7 trophées, l'US Open est d'ailleurs le tournoi qu'il affectionne le plus. Quintuple vainqueur de l'US Open, le Suisse n'a toutefois plus goûté à une finale sur ce tournoi depuis 2009 (battu par Del Potro). Après avoir en effet régné sans partage sur les courts new yorkais de 2004 à 2008, Federer n'est plus jamais parvenu à remporter la dernière levée du Grand Chelem. "Cela fait longtemps que je n'ai pas joué une finale ici, je suis passé  tout près, mais tout près, ce n'est pas suffisant", a-t-il lancé. Depuis 2012 et son succès à Wimbledon, l'ancien N.1 mondial court surtout toujours après un 18e sacre en Grand Chelem.

Surpris l'an passé dans le dernier carré par Marin Cilic (6-3, 6-4, 6-4), la donne a peut-être aujourd'hui changé. Remonté au deuxième rang mondial depuis une semaine, celui que l'on considère toujours comme le plus grand joueur de tous les temps s'est montré irrésistible à Cincinnati, écartant notamment de sa route Andy Murray (6-4, 7-6) en demi-finale, puis Novak Djokovic (7-6, 6-3) en finale. La forme et la confiance sont donc bien présentes avant d'aborder l'US Open, même si la prudence reste toujours de mise.

Un tableau dégagé

"Je pense que j'ai de bonnes chances, mais je ne peux vraiment pas penser au-delà du premier tour", a indiqué le Suisse. "Je ne peux pas perdre ma concentration en pensant à la victoire finale, cela serait aller trop vite en besogne", a sagement rappelé Federer. Jusqu'à une probable demi-finale face à Andy Murray, il profite néanmoins d'un parcours plutôt accessible, ce qui n'est pas le cas de Novak Djokovic, qui retrouverait dès les quarts de finale Rafael Nadal, double vainqueur à Flushing.

Mais avant tout, Federer sait qu'il doit aborder de la meilleure des manières ce tournoi, et cela commence par un premier test face à l'Argentin Leonardo Mayer, 33e mondial. "Je pensais qu'il serait tête de série, l'affronter au 1er tour est une  grosse surprise, c'est pour cela que cela s'annonce un match difficile", a-t-il noté. "Il faut que je me concentre sur ce premier adversaire, il faut que je  revienne sur terre après la belle semaine que j'ai réussi", a ajouté l'homme aux 87 titres. L'US Open 2015 sera-t-il le 88e ?

Romain Bonte