L'US Open s'excuse et revient sur l'annulation du tournoi de tennis-fauteuil

Publié le , modifié le

Auteur·e : Hugo Monier
Stéphane Houdet (de dos) et Alfie Hewett lors de la finale de l'US Open 2019
Stéphane Houdet (de dos) et Alfie Hewett lors de la finale de l'US Open 2019 | AFP

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Après avoir annoncé l'annulation des tournois de tennis-fauteuil de l'US Open, la fédération américaine a présenté ses excuses et est revenue sur sa décision. Vendredi, lors d'une réunion téléphonique avec vingt joueurs, trois options ont été proposées, allant d'une compensation financière au maintien du tournoi. Décision prévue lundi.

Le tollé aura fait son effet. Face à la colère des athlètes handisports après l'annulation de l'épreuve de tennis-fauteuil de l'US Open, alors que le tournoi principal a été maintenu, la fédération américaine a entamé une marche arrière ce vendredi. Un maintien du tournoi a été évoqué parmi les options possibles lors d'une réunion téléphonique entre vingt joueurs et Stacey Allaster, la directrice du tournoi, Jo Wallen, en charge du tennis-fauteuil, et Mike Dowse, patron de la fédération américaine (USTA). 

Trois options envisagées 

En préambule, les trois responsables américains ont présenté leurs excuses aux joueurs, reconnaissant un manque d'échanges en amont et des erreurs de communication. Trois options ont ensuite été proposées : l'annulation du tournoi et le versement d'une compensation de 6 700 euros par joueur, le report au mois d'octobre et le maintien avec une dotation réduite de 5% (soit une dotation totale de 290 000 euros). Cette dernière option semble privilégiée par les joueurs, dont le Français Stéphane Houdet. La décision devrait tomber lundi.

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Le tennis-fauteuil, un circuit précaire

Interrogé par france tv sport, l'ancien numéro un mondial avait pointé du doigt la précarité financière du milieu et l'importance des Grands Chelems pour la survie économique des joueurs. "Quand on parle du tennis en simple, on dit qu'il faut être dans le top 100 pour gagner sa vie et garantir son avenir sur le circuit. Pour le tennis-fauteuil, il faut être dans le top 7", avait-il expliqué. "Car ce sont eux seuls qui sont assurés de jouer tous les Majeurs et vont gagner au minimum 9 000 à 10 000 euros par Grand Chelem soit près de 40 000 euros sur l'année. Avec ce prize-money, on peut assurer sa saison. Déjà, faire les Grands Chelems, c'est dur, mais si on ne les fait pas, on perd de l'argent."

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