Lleyton Hewitt
Lleyton Hewitt | AFP

Lleyton Hewitt laisse quelques souvenirs à l'US Open...

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Lleyton Hewitt a disputé son dernier match à l'US Open, battu au 2e tour par son compatriote australien Bernard Tomic. A 34 ans, Hewitt a tout de même démontré à son cadet de 12 ans qu'il restait encore un peu de tennis dans son poignet, ne s'inclinant qu'en cinq sets 6-3, 6-2, 3-6, 5-7, 7-5. Sur ces mêmes courts, l'Australien aura marqué les esprits par ses performances, beaucoup moins par l'une de ses déclarations...

Redescendu à la 166e place mondiale après avoir occupé la première place en 2001, le natif d'Adelaïde a eu le mérite d'égaliser à deux manches partout après avoir perdu les deux premières. L'homme aux 30 titres est même passé tout près du succès en menant 5-4 dans le dernier set. Mais les dieux du tennis en ont décidé autrement, et celui qui s'était fâcheusement fait remarquer en accusant un juge de ligne noir de népotisme racial lors d'un match contre James Blake, a cédé lors des trois derniers jeux.

"Look at him"

C'est lors de l'édition 2001 dont il fut le vainqueur, que Hewitt avait eu cette pensée d'un autre temps. Contestant un point avec le juge arbitre, Hewitt avait lancé un "look at him" (regardez-le) en désignant le juge arbitre, puis dit de nouveau "look at him" en pointant du doigt son adversaire, avant de lâcher un désespérant "dites moi quelle est le point commun ?", soulignant que les deux hommes étaient simplement noirs de peau... Blake lui aura intelligemment accordé le "bénéfice du doute", et l'épisode aura été vite évacué par les instances fédérales. Depuis, l'Australien aura au moins soigné son palmarès à défaut d'une éthique condamnable, empochant 30 titres ATP dont deux tournois du Grand Chelem.

Deux finales à New York

C'est d'ailleurs à New York que sa carrière a pris un tournant décisif. Après une première demi-finale en Grand Chelem lors de l'édition 2000, il avait remporté son premier sacre l'année suivante, et accédant peu après à la première place mondiale. L'année suivante, il remportait Wimbledon avant une nouvelle finale à Flushing en 2004, puis une autre lors d'un Majeur à Melbourne (2005). Redescendu cette année jusqu'à la 355e place à l'ATP avec seulement 13 matches disputés, il avait bénéficié d'une invitation pour entrer dans le tableau principal. Le blond à la casquette toujours vissée sur la tête avait décroché son billet pour le 2e tour après l'abandon de son adversaire du 1er tour, le Kazakh Aleksandr Nedovyesov. Avant de se retirer définitivement des courts lors de l'Open d'Australie 2016, il visera un beau résultat en Coupe Davis, où l'Australie affronte mi-septembre la Grande-Bretagne d'Andy Murray pour une  place en finale.

Romain Bonte