Alizé Cornet
La N.1 française, Alizé Cornet | AFP - KENA BETANCUR

Alizé Cornet, la dernière carte à l'US Open

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Des six Françaises engagées dans le tableau final de l'US Open, il ne reste déjà plus qu'Alizé Cornet, à l'aube du 2e tour. Mais la N.1 française se trouve ce soir face à l'une de ses bêtes noires, Daniela Hantuchova, qui l'a battue six fois en neuf affrontements. Pour la première fois de sa carrière présente en 8e de finale d'un Grand Chelem à Wimbledon, la Française a l'occasion de montrer ses progrès indéniables cette saison, face à la Slovaque.

Sur dur, sur terre, sur gazon, quelque soit la surface, Daniela Hantuchova a souvent dominé Alizé Cornet. Leur dernier face-à-face remonte néanmoins à 2012, et le tournoi olympique où la Française était tombée (6-3, 6-0). Désormais 37e mondiale alors qu'elle a occupé le 5e rang (pour la première fois en 2003), la longiligne slovaque de 31 ans n'est pas une adversaire qui lui convient. Mais des choses ont changé depuis leur dernier affrontement. 

A 24 ans, Alizé Cornet n'est plus la jeune ambitieuse, souvent rattrapée par la fébrilité lors des matches à enjeu. Cela avait été le cas en 2009, en Fed Cup, lorsqu'elle avait déjà joué la Slovaque en simple, s'inclinant en trois manches (6-7, 6-3, 6-4) à Limoges. Cette année, elle a battu à deux reprises Serena Williams, à Dubaï puis à Wimbledon. Et ce n'est jamais par hasard que la N.1 mondiale s'incline. Elle a aussi ajouté un titre à son palmarès, à Katowice en avril, battant au passage la N.3 mondiale, Radwanska. Et elle a surtout une constellation de victoires arrachées dans la douleur, au bout de l'effort et des trois manches. Une demi-finale à Coubertin, une finale à Dubaï, une victoire à Katowice et pour couronner le tout, une première qualification pour les 8e de finale d'un Grand Chelem, à Wimbledon.

14 victoires et 19 défaites pour Hantuchova en 2014

Même certaines défaites ont donné des satisfactions, comme cette défaite en demi-finale à Paris contre Sara Errani (7e mondiale) 7-6 au 3e set, ou celle à Rome contre Ana Ivanovic (13e mondiale) 7-6, 7-5, sans oublier celle concédée face à la nouvelle étoile montante du tennis mondial, Eugénie Bouchard, en 8e de finale à Wimbledon (7-6, 7-5). Malgré un après-Wimbledon délicat (1 victoire en quatre tournois), la Niçoise affiche bien sa tête de série N.22 à New York. 23e mondiale, elle a désormais l'avantage sur Daniela Hantuchova au niveau du classement (37e pour la Slovaque).

Et depuis le début de la saison, l'ancienne 5e mondiale n'a pas gagné deux matches de suite hormis à l'Open d'Australie (3e tour), Charleston (quarts de finale), Marrakech (demi-finales) et Roland-Garros (3e tour). En 19 tournois, c'est donc peu pour une joueuse désormais pas épargnée au tirage au sort vu son classement mondial. Mais à 31 ans, elle conserve plus d'expérience que son adversaire, et reste sur un quart de finale à l'US Open, le 5e de sa carrière en Grand Chelem.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze

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