Andy Murray.

Tennis : Andy Murray, un an et demi de galères

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Loin du devant de la scène depuis plus d'un an et demi, Andy Murray se rapproche de la fin de sa carrière, comme il l'a fait entendre lors d'une conférence de presse ce vendredi. Handicapé par une blessure à la hanche droite, le Britannique, aujourd'hui 230e mondial, ne parvient plus à disputer le moindre match sans souffrir. Retour sur ses 20 derniers mois de galères.

D'ici quelques semaines - mois tout au plus - Andy Murray ne devrait plus arpenter les courts de tennis du circuit mondial. Avec sa probable retraite à l'issue de Wimbledon voire dès la fin de l'Open d'Australie, c'est une page de l'histoire du tennis qui se tourne. Et la mise en lumière du destin brisé d'un champion d'exception.

Wimbledon 2017 : les derniers retranchements

Le 26e numéro un mondial de l'histoire de l'ATP défie Sam Querrey en quart de finale du tournoi londonien. Après un match compliqué face à Fabio Fognini au troisième tour puis une rencontre mieux manoeuvrée face à Benoît Paire au quatrième, Andy Murray bute face à l'Américain en cinq sets. Ses problèmes à la hanche sont mis à nu, comme il l'expliquera en conférence de presse après sa défaite. Cela fait plusieurs semaines que le Britannique ressent des douleurs quand il joue. Murray lâche sa couronne sur gazon mais reste au 1er rang mondial grâce aux contre-performances de Nadal et Djokovic. Mais le calvaire ne fait que débuter.

Pas de tournée américaine, sortie du top 10

Après Wimbledon, Andy Murray prend du recul et tente de soigner ses douleurs à la hanche droite. Il déclare forfait pour les Masters 1000 de Montréal et Cincinnati. Sa non-participation à l'US Open ne fait alors guère de doute, ce qu'il viendra confirmer. Sa saison 2017 se termine mi-octobre. Logiquement, le Britannique recule au classement et sort même du top 10 (16e), une première depuis 2007. Après 41 semaines au sommet de l'ATP, Murray entame seulement son déclin.

Séparation avec Ivan Lendl, forfait pour l'Open d'Australie et Roland-Garros 2018

Près d'un an et demi après le début de leur collaboration, Andy Murray et Ivan Lendl se séparent en novembre 2017. Peu après, l'Ecossais déclare forfait pour l'Open d'Australie à nouveau en raison de ses douleurs à la hanche. Une opération est programmée. Le double champion olympique espère alors revenir en forme pour disputer la saison sur gazon.

Pas de Wimbledon : le premier coup de bambou

S'il participe au Queen's (défaite au premier tour) puis au tournoi d'Eastbourne (défaite au deuxième tour après avoir sorti Wawrinka), Murray se retrouve face à ses limites physiques au moment d'aborder Wimbledon. Trop juste pour disputer des rencontres en trois manches gagnantes et souffrant en permanence de douleurs lancinantes, il renonce au Grand Chelem le plus important pour lui. Un Grand Chelem qu'il aimerait disputer pour la dernière fois en 2019, sans certitude aucune...


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Vers une fin anticipée

Sorti du top 800 pendant plusieurs semaines, le Britannique revient lors de la tournée américaine. Quart de finaliste à Washington, il s'incline dès le premier tour du Masters de Cincinnati contre Lucas Pouille et au deuxième tour de l'US Open face au vétéran espagnol Fernando Verdasco (en quatre sets). Engagé ensuite sur la tournée en Asie, il s'offre un succès de prestige face au Belge David Goffin en deux sets (6-3, 6-4) à Shenzhen. Un signe d'espoir ? Pas vraiment. Andy Murray met fin à sa saison à l'issue de la compétition (fin septembre). L'objectif est clair : préparer au mieux la saison 2019. 

De retour à Brisbane la semaine dernière, l'Ecossais s'incline au deuxième tour. Quelques jours plus tard, il abandonne lors d'un match d'entraînement avec Novak Djokovic après moins d'une heure de jeu.

Sa conférence de presse avant le début de l'Open d'Australie a fini d'entériner les doutes, même s'il a confié qu'il disputerait son premier tour face à Roberto Bautista Agut (22e mondial). ""Je vais jouer. Je peux toujours jouer à un certain niveau, pas à un niveau auquel je suis heureux de jouer. La douleur est vraiment trop forte. Jouer comme ça, ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de continuer de faire".

Des quatre membres du "Big Four" de la grande époque (Nadal, Djokovic et Federer), il aurait été difficile de croire qu'Andy Murray serait le premier à raccrocher les raquettes. Reste désormais à mettre un point final à une carrière d'exception que ces 20 derniers mois de souffrance ne seraient en aucun cas résumer.