Serena Williams, US Open
Serena Williams soulève le trophée à l'US Open | STAN HONDA / AFP

Open d'Australie:Serena Williams motivée

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Incontestable numéro 1 mondiale, Serena Williams est déjà entrée dans l’histoire du tennis grâce à ses 17 titres majeurs et à son Grand Chelem à cheval sur deux saisons (2002-03). Mais l’Américaine aspire à devenir la plus grande joueuse de tous les temps. Or, pour enlever les quatre levées consécutivement, elle doit déjà vaincre à Melbourne où elle n’a plus triomphé depuis 2010.

Victorieuse de deux des quatre Majeurs de l’année 2013, Serena Williams n’a concédé que quatre petites défaites la saison dernière. A 32 ans, la native de Saginaw sait que le temps lui est compté si elle veut s’offrir le titre officieux de meilleur joueuse de l’histoire que certains observateurs lui ont déjà octroyé.

Sur les traces de Graf et Court

Avec 17 sacres en Grand Chelem, la puissante Américaine pointe un petit rang derrière le duo magique des années 80 et 90, Chris Evert et Martina Navratilova (18). Elle n’est plus qu’à cinq marches de Steffi Graf, considérée comme la meilleure joueuse des temps modernes avec ses 22 grands titres, et à sept de l’Australienne Margaret Court, recordwoman incontestée à cheval sur l’ère amateur et l’ère Open (24 dont 11 Open d’Australie).

Mais plus que les Grands Chelems en carrière, ce que veut Serena avant tout, c’est réaliser sur une année pleine la passe de quatre qu’elle a effectuée entre Roland-Garros 2002 et l’Australian 2003. Faire le vrai Grand Chelem constituerait le Graal pour l’élève de Patrick Mouratoglou qui plane très souvent au dessus de la concurrence (Sharapova et Azarenka, battues respectivement en demie et en finale à Brisbane, peuvent en témoigner).

Reconquérir Melbourne Park

Tenante du titre à Roland et Flushing, la cadette des sœurs Williams peut concrétiser son ambition à condition de conserver ses deux trophées, et de reconquérir Wimbledon qu’elle a remporté à cinq reprises avant de tomber face à Sabine Lisicki en 8e de finale en juin dernier. Mais elle doit d’abord bien débuter l’année sur les courts de Melbourne.

Lauréate à cinq reprises sur la Rod Laver Arena (2003, 2005, 2007, 2009, 2010), Serena Williams n’y a pas flambé ces trois dernières saisons avec un forfait en 2011, et deux éliminations surprises en 2012 (8e de finale contre la Russe Makarova, quart en 2013 contre sa compatriote Sloane Stephens). Elle tentera dès lundi de retrouver la grinta qui lui permet de dompter n’importe quelle rivale lorsqu’elle le désire vraiment. En espérant ajouter dans quinze jours une pierre à l’édifice pour clore enfin le débat sur la meilleure joueuse de l’histoire.