Open d'Australie : Un report du tournoi à cause des incendies peu probable, selon les organisateurs

Publié le , modifié le

Auteur·e : Adrien Paquier
Melbourne Park
Melbourne sous la fumée suite aux incendies qui ravagent l'Australie | Amer Ghazzal/REX/SIPA

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La fumée liée aux feux de forêt qui ravagent l'Australie ne devrait pas entraîner un report du premier tournoi du Grand Chelem de l'année, ont annoncé mardi les organisateurs, assurant avoir pris toutes les mesures pour protéger les joueurs. Néanmoins, ces derniers demeurent inquiets à juste titre.

Novak Djokovic, président du Conseil des joueurs de l'ATP et numéro 2 mondial, avait demandé dimanche aux organisateurs de l'Open d'Australie d'envisager un report du tournoi si les incendies, qui ont fait 24 morts, et la fumée menaçaient la santé des joueurs. Car à deux semaines du début du premier Grand Chelem de la saison, la qualité de l'air à Melbourne où a lieu le tournoi se dégrade de plus en plus. Depuis lundi, la ville est passée au quatrième niveau d'alerte sur cinq suite à la dégradation subite de l'air devenue irrespirable. La qualité de l'air, décrite comme "très mauvaise", inquiète légitimement les joueurs. "A quel moment ça devient mauvais pour la santé des joueurs ? Il va falloir qu'on ait une conversation pour savoir si c'est dangereux de jouer dans ces conditions.", se questionnait le Sud-Africain Kevin Anderson, vice-président du Conseil des joueurs de l'ATP.  

Jamais un Grand Chelem n'a été reporté depuis 1945

Cependant, le patron de la Fédération australienne Craig Tiley a affirmé mardi ne pas envisager un report qui serait du jamais vu depuis 1945 et la Grande Guerre. "Au vu des informations dont nous disposons pour le moment - avec les qualifications qui ont lieu la semaine prochaine - les prévisions sont bonnes. Nous ne prévoyons aucun retard et nous avons mis en place des mesures supplémentaires afin de garantir que l'Open d'Australie puisse se dérouler comme prévu.", a témoigné le président de la Fédération. Pourtant, les dernières images de Melbourne, couverte d'un épais manteau de fumée, et la hausse annoncée des températures ne présagent rien de bon. La direction du tournoi et les joueurs devront donc trouver un terrain d'entente dans les prochains jours.

Côté organisation, les premières mesures ont déjà été prises. "Sur place, il y aura des experts en météo et en qualité de l'air qui analyseront tous les données disponibles en direct et évalueront en temps réel la qualité de l'air au Melbourne Park", a détaillé Craig Tiley. La présence d'une éventuelle fumée toxique sera alors traitée de la même manière qu'une chaleur ou une pluie exceptionnelle, les arbitres pouvant interrompre le match si la surveillance atmosphérique fait apparaître qu'il est trop dangereux de continuer.

Avec AFP