Open d'Australie : Novak Djokovic s'impose en cinq sets face à Dominic Thiem en finale et remporte son 8e titre à Melbourne

Publié le , modifié le

Auteur·e : Emmanuel Rupied
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Au terme d'une finale incroyable d'intensité, Novak Djokovic a totalement inversé le cours d'une finale promise à Dominic Thiem pour s'imposer en cinq sets sur le score de 6-4, 4-6, 2-6, 6-3, 6-4. Le Serbe s'offre ainsi son huitième Open d'Australie et repasse numéro un mondial.

Novak Djokovic est un survivant. Ni les cinq manches d'une intensité rare ni les quatre heures de jeu n'ont eu raison de lui. Ni les missiles de Dominic Thiem, ni l'arbitre et encore moins le public n'ont pu faire vaciller le Serbe au terme d'une finale au scénario renversant pour s'offrir, à 32 ans, son 8e Open d'Australie. 

Djokovic et la cuisson à l'étouffée

La recette du succès en Majeur, Novak Djokovic la connaît bien. Avec ses 16 titres en Grand Chelem avant cette nouvelle finale australienne, le Serbe a les armes pour faire déjouer ceux qui voudraient lui ravir le titre.

Ça commence par une tambouille façon cuisson à l'étouffée. Pas du goût de l'Autrichien qui n'a pas le droit à un tour de chauffe et subit un ryhme infernal dès les premiers points du match. Au service, il est roué de coups. Djokovic n'est pas le meilleur retourneur de la planète pour rien. Un premier break d'entrée et malgré une petite alerte à la fin du premier set qui le voit perdre son jeu de service, le Serbe serre le jeu et ne laisse pas passer l'opportunité de prendre la tête (6-4).

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Thiem pas encore Majeur

Le Serbe joue bien mais il ne peut plus imprimer de telles cadences sur le long terme. Face à lui, Dominic Thiem se présente comme une forme de monstre hybride. Pour le décrire, il faut écouter Gunter Bresnik son ancien coach qui l'a façonné durant près de deux décennies. Dans le quotidien l'Equipe, il dressait le portrait de son ancien protégé comme un mix entre Federer et Nadal. La technique et la puissance, l'agilité et l'endurance. L'Autrichien est déjà grand. Et le montre à son illustre aîné.

En revers comme en coup droit, au service et au retour, le joueur de 26 ans n'a aucune faille dans son jeu. Après deux finales à apprendre face à Rafael Nadal à Roland-Garros, il veut enfin sa couronne. Alors il s'en donne les moyens. Et durant les deux sets suivants c'est un récital. Les missiles pleuvent et Dominic Thiem éparpille façon puzzle son adversaire pour prendre la 2e et 3e manche (6-4, 6-2). Le titre lui tend alors les bras.

Mais si le protégé de Nicolas Massu possède un attirail impressionnant, la tête n'est pas prête. Mener en finale de Majeur est une chose. L'emporter en est une autre. Novak Djokovic le sait et il est désormais temps de donner sa dernière leçon de la journée. 

Djokovic, la couronne et le trône

Dominic Thiem a beau être au-dessus dans cette finale, le Serbe sait mieux que personne gérer ses temps faibles. Et piquer au moment opportun. L'appel au médecin à deux sets à un et le passage au vestiaire est un classique chez lui. Couper le rythme pour mieux se relancer. Le reste appartient au terrain. À 4-3 dans le quatrième set, il profite d'un seul mauvais jeu de service de son adversaire pour prendre le dessus et pousser Thiem dans une 5e manche indécise. 

Du moins c'est ce que l'on croit. De nouveau, Dominic Thiem dévisse quelques coups, sort une double faute au pire moment et se fait breaker rapidement (1-2). Le joueur de 26 ans a la caisse mais n'a plus toute sa tête. "Nole" n'a pas l'endurance mais il possède son expérience. C'est suffisant pour tenir le coup et sauver une dernière balle de break avant de conclure sur une dernière faute de son adversaire.  

Novak Djokovic est un survivant. Mais il est surtout un des plus grands champions que ce sport n'ait jamais produit. Avec désormais 17 titres du Grand Chelem au compteur dont huit trophées à Melbourne depuis quelques minutes, le Serbe connaît l'histoire. Il vient même de l'écrire à nouveau.