Open d'Australie: Monfils face aux travaux d'Hercule

Open d'Australie: Monfils face aux travaux d'Hercule

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C’est un véritable parcours du combattant qui est proposé à Gaël Monfils lors de cet Open d’Australie. Vainqueur au forceps de Lucas Pouille mardi, le Parisien affronte Jerzy Janowicz la nuit prochaine avant d’éventuelles retrouvailles avec Feliciano Lopez, Milos Raonic puis Novak Djokovic en quarts de finale. Pas évident pour un joueur qui se disait hors de forme il y a trois jours.

Que faut-il attendre de Gaël Monfils sur cette quinzaine à Melbourne ? Répondre à cette question n’est pas facile tant le Francilien semble capable du meilleur comme du pire, à l’image de son entame de tournoi face à son compatriote Lucas Pouille. Poussif mais finalement victorieux en cinq manches (6-7, 3-6, 6-4, 6-1, 6-4), La Monf’a rassuré sur son état d’esprit mais pas sur son niveau de jeu.

Comme souvent avec lui, il est très difficile de savoir quelles sont réellement ses capacités du moment. Avant le début du tournoi, le Parisien avait fait cette déclaration stupéfiante sur son état de forme : "Je ne suis pas prêt du tout. Je n’ai pas beaucoup joué. Je me suis entraîné physiquement mais pas tant que ça. Je ne me sens pas encore très bien. Je me suis fait mal en arrivant ici sur une chute et j’ai aussi quelques problèmes personnels. J’ai la tête un peu brouillon donc ce n’est pas le meilleur début d’année souhaité. Je suis dans le dur, dans le gouffre".

Capable de se sublimer

Des phrases étonnantes concernant un membre du top 20 sans qu’on sache s’il s’agissait d’intox ou pas. La meilleure chance française (en l’absence de Tsonga) a déjà dû puiser dans ses réserves alors que se profile l’ombre de Jerzy Janowicz. Un client comme on dit. Avec son service de feu et ses accélérations de coup droit, le Polonais semble avoir les cartes pour embêter un Monfils qui n’évoluerait pas d’emblée à son plus haut niveau.

Ragaillardi par le forfait de Juan Martin Del Potro, qu’il aurait pu affronter au 2e tour sans le forfait de l’Argentin, Gaël Monfils est toujours capable de se sublimer devant un beau défi, comme en atteste son succès contre Federer en finale de la Coupe Davis. Mais qui veut voyager loin ménage sa monture. Le Guadeloupéen ne peut se permettre de musarder en route sauf à caler plus rapidement que prévu.

Beaucoup d’observateurs souhaitent le voir à l’œuvre face à Djokovic en quarts de finale. C’est aller un peu vite en besogne. Si le potentiel est là, battre successivement Janowicz, Lopez (ou Mannarino) puis Raonic n’a rien d’une sinécure. A Monfils de prouver que 2015 peut être son année. Sans retard à l’allumage.

Grégory Jouin @GregoryJouin

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