Lucas Pouille (Open d'Australie 2019)
Lucas Pouille (Open d'Australie 2019) | Paul Crock / AFP

Open d'Australie : Lucas Pouille n'a rien pu faire contre Novak Djokovic

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Cruelle désillusion pour Lucas Pouille qui a quasiment été réduit au rôle de spectateur par un Novak Djokovic impressionnant de facilité en demi-finale de l'Open d'Australie ce vendredi. Vainqueur, 6-0, 6-2, 6-2, le Serbe affrontera Rafael Nadal pour sa 24e finale de Grand Chelem, la 8e entre les deux hommes.

Pour sa première demi-finale en Grand Chelem, Lucas Pouille a pu mesurer l'écart qui le sépare encore du très haut niveau. Face à un Novak Djokovic proche de son meilleur niveau et en route pour un 7e Open d'Australie, un record, le Français n'a absolument jamais pu lutter. Trop précis, trop fort, le numéro un mondial a laminé le Français exactement comme Nadal l'a fait avec Stefanos Tsitsipas jeudi. Si l'Espagnol avait envoyé un message, il a reçu la réponse de son rival ce vendredi après cette victoire en 1h23 et trois sets secs (6-0, 6-2, 6-2). Dimanche, la finale entre les deux hommes sera la 8e en Grand Chelem et pour l'instant, avantage Nadal avec quatre victoires à trois.

Quand Lucas Pouille a mené 15/30 sur le service de Novak Djokovic d'entrée de jeu, on s'est pris à croire à un break précoce et à une entame idéale... Moins de 23 minutes plus tard, le Serbe menait déjà un set à zéro sur le score de sans appel de 6-0. Précis comme à ses plus belles heures, Djokovic faisait vivre un cauchemar à Pouille avec une seule faute directe et trois ridicules points perdus sur ses jeux de service.

Djokovic était pressé

Malheureusement pour Pouille, "Nole" n'avait pas prévu de passer très longtemps sur le court de la Rod Laver Arena ce vendredi. Cruauté de l'histoire, Pouille n'a jamais mené une seule fois au score après le 15-30 inaugural. Dans la deuxième manche, il n'a fallu que trois jeux à Djokovic pour le breaker et encore cinq nouveaux pour conclure la manche (6-2).

A ce moment-là, on a logiquement senti Lucas Pouille être résigné. La troisième manche ressemblait fortement à la seconde avec un Djokovic dominateur et dont le langage corporel montrait bien qu'il ne voulait pas s'éterniser sur le court, n'hésitant pas à lancer un rententissant cri de satisfaction quand il prenait, une fois de plus le service adverse. A l'inverse, Pouille n'a eu aucune balle de break pendant toute la durée de la partie. Le score final et l'impression générale sont sans appel, Djokovic était plusieurs tons au-dessus (6-0, 6-2, 6-2 en 1h23).

Une finale de gala Djokovic-Nadal

Le Français peut en tout cas être fier de ce qu'il a réalisé pendant la quinzaine. Il s'est retrouvé pour se hisser en demi-finale d'un Grand Chelem, ce qui constitue déjà une belle performance. Du côté de Djokovic, l'aventure continue et les retrouvailles avec Nadal se profilent désormais. Deux des trois ogres du circuit s'affronteront pour la 7e fois en finale de Grand Chelem et pour la première fois depuis 2014 et la finale de Roland-Garros remportée par l'Espagnol. Nadal a d'ailleurs l'avantage autant au nombre de Grands Chelems (17 contre 14), que dans les duels en final (4-3). Djokovic sait ce qu'il lui reste à faire pour combler l'écart.