Open d'Australie: "J'étais inquiet", avoue Djokovic

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Auteur·e : AFP
Novak Djokovic en conférence de presse le 19 janvier 2020
Novak Djokovic en conférence de presse le 19 janvier 2020 | DAVID GRAY / AFP

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Entre l'inquiétude née de la qualité de l'air et l'envie, sous la pression de la nouvelle génération, de remporter son 8e Open d'Australie, Novak Djokovic a décrit dimanche son état d'esprit à la veille du début du premier Majeur de l'année.

S'il parvient à conserver son titre à Melbourne, Novak Djokovic décrochera le 2 février son 17e tournoi du Grand Chelem pour se rapprocher de Roger Federer (20) et Rafael Nadal (19). À la veille de son premier tour, le Serbe s'est confié sur son état d'esprit et sur les conditions de jeux, relatives au niveau de pollution. 

Comment avez-vous réagi en voyant la fumée des incendies plonger Melbourne dans une nappe d'air qualifiée de "dangereuse" par les autorités municipales mardi ?

Novak Djokovic : "J'étais inquiet. Melbourne devait être ce jour-là la ville la plus polluée au monde. C'était triste de voir des joueurs et des ramasseurs de balles faire des malaises sur le court. Mais j'avais foi en Melbourne, la "ville aux quatre saisons" comme on la surnomme, où le temps change très vite. Il y a eu beaucoup de pluie une nuit et des vents qui ont nettoyé le ciel. Et ces trois derniers jours ont été vraiment bons, l'air frais, comme si rien ne s'était passé (selon l'organisme officiel australien qui la mesure, la qualité de l'air à Melbourne était "dangereuse" mardi et mercredi, "mauvaise" jeudi, "moyenne" depuis vendredi, et elle doit redevenir "bonne" lundi, ndlr). Est-ce que ça va rester comme ça, on ne sait pas. Les feux ne sont pas éteints. Espérons que le pire soit derrière nous."

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Vous avez dépensé beaucoup d'énergie pour remporter l'ATP Cup avec la Serbie. Avez-vous ensuite adapté votre préparation à l'Open d'Australie par rapport aux années précédentes ?

ND : "Il y a longtemps que je n'avais pas eu deux semaines de préparation aussi intensives avant l'Open d'Australie, même si j'avais participé au tournoi de Doha, à la Hopman Cup (exhibition par équipes nationales mixtes, ndlr). J'ai dépensé beaucoup d'énergie physique et émotionnelle lors de cette ATP Cup qui, pour moi, a été parfaite d'un point de vue individuel avec des victoires dans tous mes simples et mes doubles. Notre équipe a remporté le titre, ce qui représente pour moi l'un des sommets de ma carrière. Ce furent deux semaines phénoménales et une excellente préparation pour l'Open d'Australie. Mais, c'est vrai, j'ai beaucoup donné. Alors j'ai effectivement ajusté mes séances d'entraînement en privilégiant la récupération plutôt que d'appuyer encore un peu plus sur l'accélérateur. J'ai un peu baissé de régime, un peu raccourci les entraînements en maintenant une bonne intensité."

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Que manque-t-il à Medvedev, Thiem ou Tsitsipas pour remporter un tournoi du Grand Chelem, puisque vous vous êtes partagé les douze derniers avec Rafael Nadal et Roger Federer ?

ND :  "Il est évident qu'ils s'en rapprochent. Ils ne sont littéralement plus qu'à un set (Daniil Medvedev a poussé Nadal au cinquième set lors du prédédent tournoi du Grand Chelem, en finale de l'US Open 2019, ndlr). Un beau jour ça va arriver. C'est inévitable. Il ne leur manque pas grand-chose: ils ont des jeux qui demandent beaucoup d'habileté et ils possèdent cette habileté. Ils passent des heures à s'y préparer, sur et en dehors des courts. Mais pour gagner un tournoi du Grand Chelem et pour se maintenir au plus haut niveau pendant des années, un joueur doit en plus gagner en maturité mentale et émotionnelle pour comprendre ses propres forces, pour lutter contre ses propres peurs. Au vu des 10-15 dernières années, Rafa, Roger et moi nous savons quoi faire mentalement dans chacune des situations où nous nous retrouvons. C'est probablement ce qui nous donne un petit avantage."

AFP