Andy Murray
Le joueur britannique Andy Murray | AFP - PETER PARKS

Open d’Australie : Andy Murray veut écrire l’histoire

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Andy Murray, tête de série numéro 2, s’est qualifié pour les huitièmes de finale à Melbourne en écartant le Portugais Joao Sousa (N.32) en quatre sets (6-2, 3-6, 6-2, 6-2). Le Britannique pourrait surtout, dans une semaine, devenir le premier joueur à remporter un Majeur après quatre échecs en finale. Une nouvelle occasion de marquer l’histoire pour l’Ecossais qui refuse d’abdiquer face à la domination de Novak Djokovic.

Andy Murray n’arrête pas de dépoussiérer le tennis britannique. Médaillé d’or aux Jeux Olympiques 2012, l’Ecossais a mis fin à 76 ans de disette en remportant l’US Open cette même année. La saison suivante, il s’adjugeait Wimbledon 77 ans après Fred Perry, son compatriote. A l’époque, Murray avait beaucoup progressé sous la férule d’Ivan Lendl, l’Américano-tchécoslovaque aux huit levées du Grand Chelem.

Quatre finales perdues à Melbourne

Blessé fin 2013 et contraint de subir une opération du dos, le natif de Dunblane désormais coaché par Amélie Mauresmo a mis un peu de temps à retrouver un niveau digne de son talent, ne disputant aucune grande finale en 2014 avant de goûter de nouveau à ce plaisir l’an passé à Melbourne. 

Malheureusement pour lui, Murray n’a toujours pas réussi à conclure en terre australe. Battu quatre fois en finale du même tournoi, il réaliserait un pur exploit en arrivant à vaincre le signe indien : jamais en effet un joueur n’a pu inverser une tendance aussi défavorable dans un même Majeur. Ivan Lendl a certes perdu trois finales consécutives à Flushing Meadows avant de gagner la quatrième, en 1985 face à John McEnroe. Roger Federer a bien subi la loi de Rafael Nadal à Roland-Garros, s’inclinant quatre années de suite dont les trois dernières en finale (de 2006 à 2008), mais il a finalement triomphé en 2009 contre Robin Soderling. Quant à Borg, il n'a jamais rejoué à l'US Open après sa quatrième finale perdue en 1981.

Fin de la malédiction ?

Murray, battu en 2010 par Federer puis trois fois par Novak Djokovic (en 2011, 2013 et 2015), est pour l’instant le maudit de Melbourne Park, titre officieux qu’il partage avec le Suédois Stefan Edberg. Il se verra bien rompre cette malédiction dimanche prochain contre l’homme qui le martyrise depuis deux ans (9 des 10 dernières confrontations gagnées par le Serbe). En cas de succès, il pourrait ensuite viser Roland-Garros pour rejoindre notamment Federer et Nadal, vainqueurs des quatre Majeurs.

Le parcours qui lui est proposé à Melbourne est loin d’être insurmontable. L’Ecossais n’a perdu qu’un set lors de cette première semaine, ne concédant que 24 jeux en trois rencontres. Débarrassé de Nadal dans sa moitié de tableau, Murray va affronter Bernard Tomic (N.16) au prochain tour avant un quart de finale face à David Ferrer (N.8) ou John Isner (N.10). En demi-finales, il devrait jouer Stan Wawrinka (N.4) voire Milos Raonic (N.13). Des rivaux contre lesquels le Britannique a sa chance sur une surface pas trop rapide.

Bien sûr, contre Joao Sousa (33e mondial), Andy Murray a alterné le bon et moins bon, n’évitant pas le trou d’air au deuxième set avant de rétablir son implacable domination ensuite. On ne voit pas trop ce qui pourrait le contrarier même si la fin de son tournoi sera tronquée si sa compagne devait accoucher avant février. Il a en effet annoncé avant le tournoi qu’il reviendra auprès de Kim Sears dès que celle-ci mettra au monde leur futur enfant. En espérant pour l’Ecossais que ça soit après le tournoi et avec un titre en poche.

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