Open d'Australie 2015 - Novak Djokovic dans son jardin de Melbourne

Open d'Australie 2015 - Novak Djokovic dans son jardin de Melbourne

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Pour sa onzième participation à l'Open d'Australie, Novak Djokovic va tenter de décrocher son cinquième titre. C'est ici, à Melbourne, que le Serbe a remporté son premier tournoi du Grand Chelem (en 2008), le titre qu'il a le plus souvent conquis. Sur une surface qui sied à merveille à son jeu, sous une chaleur qui ne le perturbe pas, le N.1 mondial peut devenir le premier joueur de l'ère Open à remporter à cinq reprises le premier tournoi du Grand Chelem de la saison.

"C'est vraiment mon Grand Chelem préféré." Voilà ce que disait Novak Djokovic en 2013, après avoir remporté son quatrième Open d'Australie en carrière, son troisième consécutif. Un triplé à Melbourne, c'était une première dans l'ère Open. Et cette année 2015 pourrait le mettre un peu plus haut dans la légende de la Rod Laver Arena.

Si Roy Emerson a bien remporté cette épreuve six fois, dont cinq années de suite (entre 1963 et 1967), c'était avant l'ère Open. Depuis, Andre Agassi s'est arrêté à quatre (1995, 2000, 2001, 2003), comme Roger Federer (2004, 2006, 2007, 2010). Et "Nole" se trouve sur la même ligne, avec l'espoir de dépasser ces deux monstres de l'histoire du tennis.

6 défaites en 49 matches à Melbourne

A Melbourne, en dix participations, Novak Djokovic affiche un bilan impressionnant: 43 victoires pour 6 défaites. Éliminé au 1er tour en 2005 (par Safin) et 2006 (par Goldstein) alors qu'il pointait au-delà du Top 50 mondial, vaincu en 8e de finale par Federer en 2007, il s'est arrêté à trois reprises en quarts (2009 sur abandon contre Roddick, 2010 contre Tsonga, 2014 contre Wawrinka). En Australie, le N.1 mondial se sent comme chez lui. Dans le jeu d'abord, la surface est parfaite pour lui. Ni trop rapide, ni trop lente, elle lui permet d'imposer son rythme, d'être "celui qui dicte le jeu", comme il le disait après son succès en finale sur Murray en 2013. Avec ses qualités de relanceur et de passeur, il est très difficile à prendre de vitesse.

Autre atout à son actif: sa condition physique. Contrairement à ses principaux rivaux (Federer, Nadal, Murray, Del Potro), Novak Djokovic n'est que rarement blessé. Et il ne l'est jamais en fin de saison. Depuis son entrée dans le Top 10 mondial, il a participé à chacun des Masters, s'y imposant à quatre reprises (en 8 tentatives), dont les trois dernières éditions (2012, 2013, 2014). Sans oublier sa victoire en Coupe Davis en 2010. Lorsqu'il démarre la saison, il a donc toujours en confiance dans son jeu et dans son physique, et surfe sur la vague de la saison précédente. D'autant plus qu'il avait pris l'habitude, depuis 2010, de ne disputer aucun tournoi officiel avant ce premier Grand Chelem de l'année. A son programme: du travail, du travail, du travail. Cette année, il a fait une entorse à la "tradition" en participant au tournoi de Doha, où il a été éliminé en quarts de finale par Ivo Karlovic.

"Le plus de moments excitants dans ma carrière"

Ce n'est donc pas un hasard s'il a sans doute disputé ses plus grands matches sur ces terrains surchauffés de Melbourne. Pêle-mêle, on peut citer son succès en finale sur Andy Murray (6-4, 6-2, 6-3) en 2011 juste après avoir été impressionnant en demi-finale contre Roger Federer (7-6, 7-5, 6-4), ses deux derniers matches de 2012 contre Murray (6-3, 3-6, 6-7, 6-1, 7-5) et Nadal (5-7, 6-4, 6-2, 6-7, 7-5), son 8e de finale contre Stan Wawrinka en 2013 (12-10 au 5e set) et même sa défaite contre le même Suisse en quarts de finale en 2014, 9-7 au cinquième set.

"C'est un court incroyable, probablement celui où j'ai connu le plus de  moments excitants dans toute ma carrière. Les matches avec Rafa (Rafael Nadal), Stan l'an passé, quelques combats héroïques", avouait-il après son élimination l'an passé. "C'est clairement le tournoi du Grand Chelem dans lequel j'ai connu le plus de succès." Il rêve d'en avoir un nouveau en 2015.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze

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