Novak Djokovic et Rafael Nadal tombent dans leurs bras
Novak Djokovic et Rafael Nadal tombent dans leurs bras | PAUL CROCK / AFP

Nadal et Djokovic ont "aimé souffrir"

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Conscients d'avoir disputé dimanche une finale de l'Open d'Australie sidérante en terme de durée (5h53) et d'intensité physique, Novak Djokovic et Rafael Nadal ont tous deux évoqué avec le sourire la manière dont leurs corps avaient réagi.

Arrivé le premier en conférence de presse avec les traits extrêmement tirés, Rafael Nadal a confié avoir apprécié le combat dantesque, livré lors de la plus longue finale jamais disputée en Grand Chelem. "Je voyais l'horloge défiler, deux heures, trois heures, quatre heures, on avait l'impression que ça n'allait jamais finir", a déclaré Rafael Nadal. "Mais c'était bon d'être au cœur du combat, de pousser notre corps à la limite. Quelque part, j'ai adoré, j'ai aimé souffrir. Quand vous êtes en forme, avec la passion que dégage ce jeu, vous êtes capable de souffrir", a-t-il dit.

"Je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais oui, j'ai adoré cette souffrance, j'ai aimé tous les problèmes qui se posaient à moi. J'ai tenté de trouver des solutions. J'ai joué avec mon cœur, avec mon esprit. Ce n'était pas seulement un match de tennis", a poursuivi l'Espagnol. 

Nadal "méritait d'être vainqueur"

Arrivé en salle de conférence peu après, alors qu'il était presque quatre heures du matin, Novak Djokovic a immédiatement compris le sentiment de son rival. "J'ai peut-être déjà éprouvé des sensations similaires mais jamais comme ça", a dit Novak Djokovic. "Vous savez, vous êtes en souffrance, vous essayez de bouger vos jambes, d'aller un peu plus loin. Vous dépassez la douleur, vos doigts de pied sont en sang", a expliqué le Serbe. "Le premier point à 4-4 au cinquième set est incroyable. Après 31 coups, j'étais en recherche d'air. Des milliers de pensées traversent votre esprit. Dans le dernier jeu, j'ai fait une prière. J'essayais de trouver de l'aide et de l'énergie", a ajouté le numéro un mondial. 

Le Serbe a eu une pensée pour son adversaire malheureux: "J'imagine dans quel état il est. J'ai souvent été dans cette position quand j'ai perdu des matches contre Rafa (Nadal) ou Roger (Federer) en demi-finale de Chelem".
"Je pense sincèrement ce que j'ai dit lors de la remise de la coupe. C'est dommage qu'il ait fallu désigner un vainqueur parce que nous avons tout donné. Il méritait complètement d'être de l'autre côté", a dit le vainqueur du jour.

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