Miami Victoria Azarenka 042011
La joie de Victoria Azarenka | Getty Images

Azarenka : "Un rêve qui se réalise"

Publié le , modifié le

Victoria Azarenka, qui a remporté son premier titre du Grand Chelem et est devenue N.1 mondiale en battant Maria Sharapova en finale de l'Open d'Australie (6-3, 6-0), a expliqué en conférence de presse "essayer de vivre le moment présent" sans se demander si elle aurait pu arriver là plus vite.

Quelles émotions vous animent en ce moment?
Victoria Azarenka : "Il y a plusieurs émotions qui s'entremêlent. Juste après la victoire, je ne pouvais pas comprendre ce qu'il se passait, pas croire que le tournoi était fini. Là, je n'ai pas encore réalisé que c'est terminé et que j'ai gagné."

Pensez-vous avoir joué le match parfait aujourd'hui?
V.A: "Non. C'est juste la parfaite conclusion. Je ne pensais pas avant le match avoir besoin de jouer de manière parfaite. Juste devoir mieux jouer que mon adversaire. Les deux premiers jeux ont été assez désastreux. Mais je me suis relâchée."

Vous n'avez pas paru nerveuse au point de ne pas pouvoir jouer...
V.A "J'étais super nerveuse. Je n'en pouvais plus d'attendre pour aller sur le court et jouer. Mais je pense avoir bien géré la situation après ce petit coup de mou au début. Je suis contente d'être restée humble, d'avoir pris un échange après l'autre. D'avoir continué à me battre encore et encore, et d'avoir réussi à inverser la tendance."

En quoi votre victoire en demi-finale vous a-t-elle aidée aujourd'hui?
V.A: "C'était une énorme victoire contre Kim (Clijsters). Pas seulement parce que c'était une demi-finale, mais aussi parce que je battais une grande championne, la tenante du titre. Ca m'a donné beaucoup de confiance. C'était une expérience qui m'a beaucoup apporté."

Cette confiance dont vous parlez peut-elle vous aider à gagner d'autres tournois?
V.A: "Il faut que je continue de la même façon. Je veux juste continuer à m'améliorer. Je sens qu'il n'y a pas de limite, que si je fais de mon mieux chaque jour, je peux progresser petit à petit."

En quoi votre entraîneur français Sam Sumyk a-t-il contribué à ce succès?
V.A: "C'était un gros changement après Antonio (Van Grichen, son précédent entraîneur, Ndlr). Sam a une approche et une mentalité complètement différentes. Il m'a guidée pour m'aider à trouver la bonne approche mentale, l'attitude d'une gagnante, sans me pousser. Je lui dois beaucoup pour m'avoir éduquée."

Qu'est-ce que cela signifie pour vous d'être N.1 mondiale?
V.A: "C'est un rêve qui se réalise. J'ai tant rêvé à gagner un tournoi du Grand Chelem, et travaillé si dur pour ça, que devenir N.1 c'est un beau bonus."

Avec la victoire de Petra Kvitova à Wimbledon et la vôtre, est-ce la relève de la garde?
R: "C'est une bonne chose pour le tennis féminin. Nous avons une saine rivalité. Nous avons eu des matches incroyables avec Petra. Malheureusement je ne l'ai pas battue, mais j'attends ça avec impatience. Avec Maria (Sharapova) qui joue vraiment bien, Serena (Williams) qui est de retour, Kim, c'est fantastique pour le tennis féminin."

Avez-vous l'impression qu'il vous a fallu du temps pour en arriver là ou que ça a été rapide?
V.A: "Ca m'a demandé beaucoup de dur travail. Je ne veux pas voir les choses comme ça, savoir combien de temps ça m'a pris. C'est là maintenant. J'essaie de vivre le moment présent. Ca s'est fait étape par étape."

Vous semblez être plus à l'aise maintenant devant les médias, le public...
V.A: "Mon équipe, mon agent m'ont aidée à m'ouvrir un peu plus. Certaines personnes vous jugent pour ce que vous êtes sur le court. Ce qui peut-être parfois une erreur. Je suis une différente personne en dehors. Ca m'a juste aidée à comprendre que c'est important de s'ouvrir, d'être soi-même."

AFP

Open d'Australie