Andy Murray et Novak Djokovic
Andy Murray et Novak Djokovic s'affrontent en finale de l'US Open 2012 | MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

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Quelques semaines après leur duel en demi-finale des JO de Londres, Andy Murray et Novak Djokovic se retrouvent à l'US Open pour l'ultime duel de cette quinzaine américaine. Si le Serbe peut confirmer sa domination actuelle, Murray donnera tout pour décrocher sa première victoire en Grand Chelem après laquelle il court depuis si longtemps.

75 ans après Fred Perry, Andy Murray peut devenir le premier Britannique à remporter un Grand Chelem. Malgré quatre finales, le Britannique n'y est encore jamais parvenu et cette phrase revient comme une vieille rengaine. A n'importe quel autre moment de l'histoire, il ne fait aucun doute qu'Andy Murray aurait écrit son nom au palmarès de l'un des quatre majeurs. Mais avec Federer, Djokovic et Nadal, trois joueurs qui repoussent les limites de leur sport année après année avec une régularité sans faille, la tâche est compliquée.

Djoko veut son bonus

Cette fois encore, l'Ecossais aura fort à faire. Après plusieurs déceptions consécutives à Roland-Garros, Wimbledon et aux JO, Novak Djokovic est à nouveau à son meilleur niveau. Sur dur, une surface où il n'a plus été battu en Grand Chelem depuis 2010 (par Nadal en finale), le tenant du titre est favori. "Nole" arrive donc plus motivé que jamais, d'autant plus qu'il court aussi après le bonus d'un million de dollars attribué au vainqueur des US Open Series qui lui est promis en cas de victoire ici.

Cela dit, Djokovic n'a pas connu une saison aussi aboutie que l'année dernière. Si le Serbe reste impressionnant, sa domination est moins écrasante. Le bras de fer s'annonce épique. "Nos jeux se ressemblent, nos matches sont toujours serrés et nous sommes rivaux depuis un moment au sommet du jeu, explique Djoko. Andy est plus agressif et c'est tout ce qui manquait à son jeu très complet."

"Perdre encore une fois serait difficile"

Murray était sorti meurtri de sa finale perdue à Melbourne en 2011 contre le Djoker. Lundi, à partir de 16h00, le destin offre à l'Ecossais l'occasion de prendre sa revanche et de renouer avec l'histoire en débloquant son compteur. "Gagner un tournoi du Grand Chelem est la dernière chose que je veux vraiment réaliser, ça veut dire beaucoup pour moi, reconnait Andy Murray. Perdre encore une fois serait difficile alors j'espère que l'histoire sera différente cette fois." La pression sera maximale sur les épaules de ce duo d'enfer. Il ne faudra pas se rater.

Victor Patenôtre