Rafael Nadal service US Open 09 2010
L'Espagnol Rafael Nadal | AFP - Kevin C. Cox

Nadal à la conquête de l'Ouest

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Quintuple vainqueur de Roland-Garros (2005, 2006, 2007, 2008, 2010), deux fois sacré à Wimbledon (2008, 2010) et titré à l'Open d'Australie en 2009, Rafael Nadal se verrait bien ajouter l'US Open à son incroyable palmarès. En cas de succès, le N.1 mondial deviendrait alors le quatrième homme, après Rod Laver, André Agassi et Roger Federer, à avoir remporté tous les titres du Grand Chelem dans l'ère Open (depuis 1969).

Pour sa septième participation à l'US Open, Rafael Nadal est attendu au tournant. Lui qui n'a jamais franchi le cap des demi-finales sur le ciment américain se verrait bien succéder à l'Argentin Juan Martin Del Porto, vainqueur l'an passé face au Suisse Roger Federer. Affûté, reposé, ambitieux comme jamais et désormais capable de finir des points à la volée, Nadal se montre déterminé. "Si je n'ai pas encore gagné ici, c'est que je n'étais pas prêt (...) Mentalement, je suis dans de parfaites dispositions", juge le Majorquin. "De manière générale, je me présente ici un peu mieux que les années précédentes." Et de rappeler : "En 2008, j'étais arrivé mentalement vidé après avoir gagné Roland-Garros, Wimbledon, Toronto et les JO. En 2009, j'étais arrivé diminué physiquement par une déchirure abdominale qui s'étirait un peu plus à chaque match."

Si, cette année, il semble confiant, ses dernières prestations ne poussent pourtant pas à l'optimisme. Depuis sa victoire sur le gazon anglais face au Tchèque Tomas Berdych, Nadal s'est incliné en demie à Toronto avant de caler en quart de finale à Cincinnati. Ce mois d'août mitigé lui a toutefois permis d'identifier les secteurs de jeu à améliorer: "mon revers et mon service". "Je dois progresser là-dessus si je veux avoir une chance à l'US Open", insiste-t-il. "La surface à l'US Open est peut-être la plus rapide des quatre Grands Chelems, c'est peut-être ce qui a pu poser problème à Rafa dans le passé. Mais  ce n'est qu'un détail car il a gagné en Australie, il a joué deux demi-finales ici, il n'a pas besoin d'apprendre à jouer sur dur", assure pour sa part Roger Federer, son principal rival.

Ce dernier se réjouit d'avance d'une possible finale à l'US Open contre Rafael Nadal. "Ce serait super de rencontrer Rafa en finale, nous avons joué l'un contre  l'autre dans toutes les autres finales de Grand Chelem mais pas ici", estime le Suisse. "J'espère qu'on va pouvoir le faire cette année, même si je pense qu'il y aura d'autres occasions, a-t-il ajouté. J'adorerais le retrouver, cela ne peut arriver qu'en finale. Mais avant, on a du pain sur la planche." Pour Nadal, le tournoi débutera tranquillement face au Russe Teymuraz Gabashvili, 98e mondial. Ensuite, il pourrait rencontrer le Croate Ivan Ljubicic (N.15) en huitième, Fernando Verdasco en quart et Andy Murray en demie ... avant de pouvoir penser à une finale, peut-être face à Roger Federer. Ce serait alors la cerise sur le gâteau.

Isabelle Trancoën