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Andy Murray dans son jardin | AFP-Dennis

Murray va-t-il franchir un cap ?

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Considéré comme le joueur britannique le plus doué de ces dernières années, Andy Murray est toujours à la recherche d'un titre en tournoi du Grand Chelem. Devant un public acquis à sa cause, le N.4 mondial se prépare à défier dans le dernier carré un certain Rafael Nadal. L'autre demi-finale opposera le Tchèque Tomas Berdych, tombeur de Roger Federer, au Serbe Novak Djokovic.

Depuis Fred Perry en 1936, aucun joueur britannique n'est parvenu à remporter le moindre Grand Chelem. L'Ecossais est donc conscient qu'il ne se trouve plus qu'à deux succès d'un exploit qui le propulserait au statut de star Outre-Manche. Déjà finaliste cette année à Melbourne et finaliste en 2008 à l'US Open, le protégé des médias britanniques attend ce petit déclic qui lui permettra d'atteindre le graal. A Wimbledon, le natif de Dunblane dispute sa deuxième demi-finale consécutive, et entend bien tout donner pour décrocher sa place en finale.

Après sa précédente rencontre remportée face au combatif Jo-Wilfried Tsonga et surtout l'élimination de Roger Federer, la voie vers ce fameux titre s'est sérieusement dégagée. Mais un obstacle de taille se dresse de nouveau sur son chemin, le N.1 mondial Rafael Nadal. Forfait sur blessure l'an passé, l'Espagnol ppourrait quant à lui imiter d'autres légendes telles que Boris Becker, Bjorn Borg, Roger Federer, John McEnroe et Pete Sampras en se qualifiant  pour sa quatrième finale de suite à Wimbledon.

Si Murray parvient à hausser son niveau de jeu face à un joueur qu'il a battu en quart de finale à Melbourne cette année, tous les espoirs seront permis. Le 4e joueur mondial aura également tiré les enseignements de sa défaite de l'an passé à ce stade de la compétition, face à Andy Roddick. Depuis Henry "Bunny" Austin en 1938, aucun Britannique ne s'est hissé jusqu'en finale du mythique tournoi anglais.

"Gagner ici serait incroyable. On attend ça depuis tellement longtemps. C'en est même devenu une blague dans les vestiaires entre joueurs", a indiqué Murray. Mais le joueur est peut-être plus lucide que la plupart des médias britanniques, et précise que "le chemin est encore très long". "Il y a encore six sets à gagner" et il lui faudra "d'abord battre le N.1 mondial pour  avoir seulement la possibilité" de lever le trophée.

Romain Bonte