Murray-Mauresmo
Andy Murray et Amélie Mauresmo poursuivent leur travail en commun | AFP - GLYN KIRK

Mauresmo et Murray se donnent du temps

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Amélie Mauresmo, capitaine de l'équipe de France de Fed Cup, est désormais entraîneur à temps plein de l'Ecossais Andy Murray qui va retrouver la compétition lors de la Rogers Cup à Toronto. D'abord testée pour Wimbledon, l'association a donc été reconduite car "l'envie commune est là" a-t-elle avoué dans L'Equipe.

C'est Andy Murray le premier qui a évoqué le sujet. La semaine dernière, l'Ecossais a avoué que son association avec la Française Amélie Mauresmo était reconduite et qu'il l'envisageait sur le long terme. "Nous sommes tombés d'accord pour travailler ensemble et je pense que de  part et d'autre nous faisons tout ce qu'il faut pour que cela soit sur du long  terme", avait-il déclaré sur BBC Sport. "J'éprouve beaucoup de plaisir à travailler avec elle, a ajouté le numéro 9 mondial. "Elle m'aide beaucoup. Elle s'intègre très bien avec le reste de mon  équipe. Cela commence très bien. C'est à moi maintenant de produire des résultats", avait-il ajouté, alors que Wimbledon, le baptême du feu du duo, s'était mal déroulé. Murray, tenant du titre, a été éliminé en quart de finale par le Bulgare Grigor Dimitrov. Cet épisode, à en croire Mauresmo, ne l'a pas traumatisé. Elle non plus. "J'entendais, je sentais cette attente, ce buzz. Mais pour moi, ça m'est complètement égal. On avait suffisamment passé en revue par mal de choses pour se sentir comme dans une bulle", a-t-elle déclaré au quotidien L'Equipe.

Envie commune

La sortie de route prématurée sur le gazon londonien n'a donc pas remis en cause le binôme. "Après Wimbledon, on a rediscuté et cela nous a amenés à avoir une vue à moyen, et à long terme. L'envie commune est là", a-t-elle avoué. "La relation s'installe d'une façon qui me convient. Je fonctionne à l'instinct et, dans ce registre, sur l'entente, sur l'humour, l'écoute de travail, je m'y retrouve". Légèreté et sérieux, voilà donc le cocktail que Mauresmo espére. Murray serait donc "chambreur", mais également un bourreau de travail. "On est sur beaucoup d'exigence, le souci du détail. Sur de l'intensité, constamment, dans tous les domaines". Un professionnalisme qu'elle apprécie. "J'aime bien cette exigence là", assure-t-elle. Plus en tout cas que le fait d'être la première a entraîné un homme. "Je n'y vais pas pour ça, mais pour des objectifs de résultat".

Sur ce point  justement, elle pense que "beaucoup de choses dépendent de lui", même si elle avoue avoir des lacunes sur le circuit ATP. "Les adversaires, oui je les connais moins. Mais un, je vais aller regarder les matches. Deux, les vidéos, ça existe, et je passe beaucoup de temps dessus". Son temps, qu'elle va devoir aménager, elle qui veut continuer à s'occuper de l'équipe de France de Fed Cup. "J'ai très envie de continuer (...) Avant je venais sur les Grands Chelems pour voir tout le monde. Je serai moins présente sur ces moments-là, mais je serai plus présente, plus souvent, sur les tournois mixtes", a-t-elle promis.

Benoit Jourdain @BenJourd1