Stanislas Wawrinka, Madrid, 05/2014
Stan Wawrinka désabusé | PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP

Wawrinka tombe de son nuage à Madrid

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Vainqueur de son premier Masters 1000 à Monte-Carlo le 20 avril et bien lancé par un premier set expédié (6-1), Stanislas Wawrinka semblait se diriger vers une victoire tranquille au 2e tour du Masters 1000 de Madrid. C'était sans compter sur la pugnacité du jeune qualifié Dominic Thiem, 20 ans et 70e joueur mondial. Irrésistible, l'Autrichien réalise la plus belle perf de sa jeune carrière en écartant le N.3 mondial (1-6, 6-2, 6-4).

Après deux tours, le tableau du Masters 1000 de Madrid est déjà bien dégarni. Entre le forfait de Djokovic, le départ de Federer pour épauler sa femme lors de son accouchement et l'élimination de Wawrinka, le tournoi espagnol est amputé de trois des quatres meilleurs joueurs mondiaux. Sans compter la forme précaire de Nadal, qui débutera son parcours face au coriace Juan Monaco. Pour continuer sa route dans une partie de tableau où seul Berdych et Dimitrov pourraient l'inquiéter à court terme, le N. 1 mondial ne devra pas tomber dans le même piège que Wawrinka. Boosté par sa victoire à Monte Carlo, le Suisse a démarré tambour battant avant de s'essoufler face au jeune Dominic Thiem, issu des qualifications. "J’ai bien commencé en jouant simple, agressif. Mais Dominic est toujours resté dans le match. Et moi, j’ai été hésitant", expliquait le vainqueur du dernier Open d'Australie à la fin de la rencontre.

Thiem frappe un grand coup

Grâce à un service efficace, Stan avait facilement décroché la première manche. mais le break précoce de son adversaire dans la deuxième l'a déboussolé (3-0). Déréglé, l'Helvète a trop gâché (35 fautes directes) pour revenir dans le match. D'autant que dans le camp d'en face, l'Autrichien, 70e joueur mondial dont seul le tournoi de Casablanca figure au palmarès, a joué à merveille. Coaché par Gunther Bresnik, ex-mentor d'Henri Leconte et de Boris Becker, Thiem réalise sa première performance de choix sur le grand circuit. Son 8e de finale à Barcelone (ATP 500) la semaine dernière confirmait une progression qui vient de bondir. De son côté, Wawrinka ne s'inquiète pas outre mesure de cette élimination prématurée. "On fera le point après Rome. Si Nadal gagne à Madrid et qu’il bat Djokovic en finale à Rome, c’est que les choses seront redevenues normales", déclare-t-il malicieux. Celui qui a cassé l'hégémonie du Big Four Nadal, Djokovic, Federer, Murray se tourne désormais vers le futur: "Je sais que je ne vais pas gagner tous les tournois. Mais mon tennis est là." 

Jerome Carrere