Stanislas Wawrinka
Le Suisse Stanislas Wawrinka avec le trophée conquis à Monte-Carlo | AFP - AOP PRESS - DPPI MEDIA - MANUEL BLONDEAU

Wawrinka, la modestie avant tout

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Vainqueur de son premier Masters 1000, à Monte-Carlo, et tombeur pour la seconde fois en 15 duels de Roger Federer, lors de la finale, Stanislas Wawrinka ne s'enflamme pas pour autant: "je suis encore loin de joueurs comme Rafa, Novak et Roger", estime-t-il. "J'ai commencé à réaliser que je pouvais battre tous les joueurs. C'est juste ce que je fais cette année et je le fais bien. Je suis surpris quand je vois où je suis."

- On a longtemps parlé de "big four". Peut-on parler désormais de "big  five" ?
Stanislas Wawrinka :
"Je pense que le 'big four' restera toujours le 'big four'. Rafa, Novak,  Roger et Murray. Ils ont gagné tant de tournois depuis tant d'années, vous ne  pouvez pas changer cela. Mais maintenant c'est un peu différent. L'an dernier  c'est Roger qui avait du mal. Murray, son dos, c'est difficile pour lui de  revenir. Le classement a évolué, mais les statistiques restent les mêmes: ils  ont gagné tous les tournois depuis des années".
   
- Est-il temps pour vous de commencer à penser à la place de numéro 1 ?
S.W.:
"Non, j'en suis encore trop loin. Le N.1 de cette année (NDLR: Rafael  Nadal) a gagné l'an passé deux tournois du Grand Chelem et cinq Masters 1000.  Il faut gagner presque chaque tournoi auxquels tu participes pour être numéro  1. Il est trop tôt pour en parler cette saison. (...) Quand je rentre sur un  court contre eux, je pense toujours que je peux les battre. Je suis sur le  court pour les battre. Mais je ne peux pas encore me comparer avec Rafael Nadal  ou Novak Djokovic, ma carrière est différente".
   
- Cette année vous avez gagné votre premier Grand Chelem et votre premier  Masters 1000. Qu'est ce qui a changé chez vous ?
S.W. :
"En fait j'avais déjà changé l'an dernier, quand je suis arrivé pour la  première fois en quart à Roland-Garros, en finale à Madrid, pour la première  fois en demi à l'US Open. J'ai commencé à réaliser que je pouvais battre tous  les joueurs. C'est juste ce que je fais cette année et je le fais bien. Je suis  surpris quand je vois où je suis, mais je ne le suis pas quand je vois comment  je joue sur le court, comment je bouge, la façon dont je gagne ces matchs".
   
- Serez-vous un des favoris à Roland-Garros ?
S.W.:
"Avant cela il y aura Rome et Madrid. Après cela, je pense que je serai  encore dans le top 3. Je joue bien sur terre battue. Ce serait donc normal que  je sois un des favoris, mais je ne le pense pas. Car je suis encore loin de  joueurs comme Rafa, Novak et Roger".
   
- "Comment avez vous vécu cette finale, contre Federer, un ami ?
S.W.:
"Ce n'est jamais facile de jouer contre lui. Surtout en finale. C'est  toujours spécial de jouer Roger. C'est mon meilleur ami sur le circuit. Nous  nous respectons tant. Avant et après le match, nous sommes amis. Pendant, nous  essayons juste de gagner. Avant le match nous avons déjeuné ensemble. Et après  le match, nous blaguions ensemble dans les vestiaires..."

AFP

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